Arthur Mangin

Arthur Mangin

Résumé

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin L'air et le monde (4e édition) (1884)

Ces gaz nous enveloppent tous tant que nous sommes; ils sont le milieu où nous vivons et mourons, où tous les êtres passés ont vécu et sont morts. Comment donc savez-vous qu'elle ne forme autour du globe terrestre qu'une couche d'une épaisseur limitée? Comment savez-vous si cet air n'est pas répandu dans tout l'univers, s'il ne remplit pas les espaces, s'il n'est pas un océan infini dans lequel nage l'infinie multitude des corps célestes? Et si l'air n'est point partout, qu'y a-t-il donc là où il n'est pas?
Source : Gallica

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin L'air et le monde (4e édition) (1885)

Bientôt la pluie tombe. Ce sont d'abord de larges gouttes clairsemées, puis de longs filets verticaux, de plus en plus pressés. En même temps les éclairs sillonnent les nues, le tonnerre gronde, les éclats de la foudre se succèdent à des intervalles plus ou moins rapprochés, lorsque même ils ne se produisent pas à la fois sur plusieurs points du ciel. L'orage est alors dans toute sa force. Il dure ainsi, en se déplaçant lentement sous l'impulsion du vent, jusqu'à ce que l'atmosphère se soit allégée des masses d'eau qui s'y étaient accumulées, et que l'équilibre électrique se soit rétabli.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin L'air et le monde (4e édition) (1885)

Loin de moi, d'ailleurs, la pensée de médire du rossignol. Il est artiste, assurément, autant qu'un oiseau peut l'être ; et il doit aimer passionnément son art, puisque, pour s'y livrer, il oublie le sommeil et brave les ténèbres. Il est vrai que cette fureur musicale ne dure qu'un temps très court : dès que les petits sont éclos, c'est-à-dire vers la fin de mai, adieu les nocturnes concerls : la voix du rossignol s'enroue, et ses suaves accents font place à un cri rauque, semblable au coassement de la grenouille.
Source : Gallica

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