Faisan

Définition et enjeux

Jehan de Jehay,  L'étrange amant (1921)

“ Ce cri du faisan, déchirant le soir, qu'il éclate strident !
Surpris d'avoir osé, inquiet de la réponse, le coq, le coq faisan, écoute...
Rien. L'écho, seulement, indistinct, là-bas. Et l'envie le prend de tenter davantage. Une intuition lui vient. Il replie ses pattes sous lui,
prend son élan sur le sol élastique, et, s'aidant de ses ailes battantes, et lançant encore une fois son cri, il bondit dans l'air !
”
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Grand dictionnaire de cuisine

“ La chair du faisan est peut-être la plus délicate et la plus sapide qui se puisse trouver ; on le sert rôti, cuit à la braise, en filet sauté, en escalopes et en salmis ; quand on l’apprête à la braise, on peut le servir sur une sauce aux truffes, à la Périgueux, sur un ragoût d’olives tournées ou sur une litière de choucroute. L’auteur de la Henriade a fait sur le faisan un poëme qui vaut mieux que son poëme sur le Béarnais.
Il n’a qu’un vers :
L’oiseau du Phase est un mets pour les dieux.
”
Source : Wikisource

Auguste Debay,  Hygiène alimentaire : histoire simplifiée de la digestion des aliments et des boissons… (1860)

“ Le faisan, quand il est mangé dans les trois jours qui suivent sa mort, n'a rien qui le distingue ; il n'est ni si délicat qu'une poularde, ni si parfumé qu'une caille. Pris à point, c'est une chair délicate, sublime et de haut goût; car elle tient, à la fois, de la volaille et de la venaison. Ce point si désirable est celui où le faisan commence à se décomposer. Alors son arôme se développe, l'huile essentielle qui le produit avait besoin d'un peu de fermentation, comme l'arôme du café que l'on n'obtient que par la torréfaction. ”
Source : Gallica

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