Ernest Leroy

Élements biographiques

Ernest Leroy Chez les oiseaux (1893)

On ne saurait mieux comparer le ménage d'un couple Mandarin qu'à celui d'un couple de Tourterelles : même fidélité, mêmes prévenances, mêmes tendresses.
L'oiseau de la Chine et sa cane ne se quittent pas plus que leur ombre. C'est entre eux deux un échange de doux gazouillements, d'épanchements communiqués de bec à bec. Ils s'épluchent réciproquement l'un l'autre.
Il faut voir comme la cane donne le dernier cachet à la toilette de son canard. Elle le trouve beau, son canard ; elle l'aime et elle en est fière.
Source : Gallica

Ernest Leroy Chez les oiseaux (1893)

La grenouille jeta un cri de détresse, puis, vaincue, demeura immobile. C'est que, comme le berger dont il porte le manteau gris et avec lequel il partage le parcours des plateaux déserts, l'OEdicnème a le don de jeter des sorts. Son œil rond, d'une fixité extraordinaire, magnétise sa proie jusqu'à ce que, tremblante, épuisée par ses efforts pour résister au charme, elle se laisse happer sans résistance. Ainsi advint-il de la grenouille des prés.
Lorsqu'elle fut immobile à point, le jeune oiseau fit un haut-le-corps, la saisit et se mit en devoir de l'avaler.
Source : Gallica

Ernest Leroy Chez les oiseaux (1893)

Mais quelles mœurs !
Le plus connu de cette famille, dans nos forêts, est celui que la science a défini sous le nom de Coueou chanteur. Chanteur, je le veux bien, mais chanteur léger, alors, chanteur de cafés-concerts, chanteur de couplets fort lestes dont le refrain le plus ordinaire est peu édifiant : « Cou-cou ! cou-cou ! cou-cou-cou ! ! ! » qui en dit long.
La femelle, la honte de son sexe, a, de bonne heure, jeté sa huppe par-dessus les moulins. C'est une névrosée, une détraquée. Elle fait choix d'un ami, lui jure une fidélité qui ne doit finir qu'avec la vie,
et cohabite avec lui.
Source : Gallica

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