“ Des merles au plumage orangé, bordé d’un liséré brun, des becfigues dorés sur tranche, des « sabias » noirs comme des corbeaux, se réunissaient dans un assourdissant concert de sifflements. Le long bec du toucan déchiquetait les grappes d’or des « guiriris ». Les pique-arbres ou piverts du Brésil secouaient leur petite tête mouchetée de points pourpres. ”
Toucan
Définition et enjeux
Le toucan, oiseau emblématique des forêts tropicales, est connu pour son bec de grande taille, qui défie les lois de l'anatomie. Depuis les descriptions naturalistes d'André Thevet jusqu'aux observations détaillées de Jules Gérard, les auteurs ont analysé ses caractéristiques physiques, son comportement et son rôle écologique.
Ernest Leroy souligne la dissonance entre son bec et son corps, tandis que Ferdinand Denis évoque son importance symbolique chez les peuples amérindiens. Les textes mettent en lumière une faune où le bec, le fruit et l'ornementation occupent des places centrales, illustrant la diversité des approches scientifiques et culturelles autour de cet oiseau.
Citations sur “toucan”
Ernest Leroy, Chez les oiseaux (1893)
“ Toujours est-il que ce bec paraît postiche. La tête de l'oiseau s'y emboîte comme dans un étui. Le Toucan a les jambes courtes comme tous les Grimpeurs; aussi ne se plaît-il que perché; à terre, son attitude est gauche et embarrassée, et il ne peut s'y mouvoir qu'en sautillant. ”
Jules Gérard,
Le Mangeur d'hommes...
(1863)
“ Nous vîmes un toucan, au vol lourd, qui allait d'arbre en arbre à la recherche des reptiles et des petits oiseaux dont il se nourrit, et un coq des jungles dont le plumage étincelait comme de l'or aux rayons du soleil couchant, vint avec ses compagnes gratter la terre à quelques mètres à peine de notre embuscade. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Toutes les singularités des volatiles semblent unies dans le toucan. Sa grosseur est à peu près celle d’un ramier ; mais il a les jambes plus longues. Sa queue est courte, bigarrée de bleu turquin, de pourpre, de jaune, et d’autres couleurs, qui font le plus bel effet du monde sur un brun obscur qui domine. Il a la tête excessivement grosse à proportion du corps ; mais il ne pourrait pas soutenir autrement le poids de son bec, qui n’a pas moins de sept ou huit pouces, de sa racine jusqu’à la pointe. ”
André Thevet,
Les Singularitez de la France antarctique
“ Les autres qui habitent sus la coste de la mer, où traffiquent les Chrestiens, reçoiuent quelques haches, couteaux, dagues, espées, et autres ferremens, patenostres de verre, peignes, miroüers et autres menues besongnes de petite valeur : dont ils traffiquent auec leurs voisins, n’ayans autre moyen, sinon donner une marchandise pour l’autre : et en usent ainsi. Donne moi cela, ie te donneray cecy, sans tenir long propos. Description du Toucan, oyseau de l’Amérique. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire des colonies françaises et des établissements français en Amérique… (1855)
“ Les perroquets, les perruches et les aras sont assez communs pour être considérés comme gibier. On compte à la Guyane une quinzaine d'espèces de colibris ou oiseaux-mouches. Le toucan est un oiseau remarquable qui a le bec gros comme le reste du corps. ”
Ferdinand Denis,
Les plumes, leur valeur et leur emploi dans les arts au Mexique…
(1875)
“ Ce bec fameux qu'on faisait voir à tout venant ; c'était tout ce qu'on avait pu conserver de l'oiseau, en ce temps où l'art aujourd'hui si vulgaire de la taxidermie, n'était nullement pratiqué. — On sut un peu plus tard que, dès l'époque la plus reculée,' et aussi loin que pouvaient aller les souvenirs des Indiens, la gorge du Toucan, avait servi d'ornement principal aux Indiens de l'Amérique du Sud, depuis les bouches de l'Orénoque jusque dans le voisinage du Rio de la Pelata, sans compter les Antilles où il formait la glorieuse parure des Caraïbes et des: autres insulaires. ”
Emmanuel Le Maout,
Le Jardin des plantes : description complète…
(1842-1843)
“ Les Toucans habitent les parties chaudes de l'Amérique, où ils vivent en petites troupes, se nourrissent de fruits, d'Insectes, d'œufs et de petits Oiseaux ; quand ils ont saisi leur nourriture avec leur bec, ils la jettent en l'air afin de la faire arriver jusque dans leur gosier par les seules lois de la pesanteur. Le TOUCAN TUCAi (Ramphastos Tucanns, de Latham) a vingt pouces de longueur; les parties supérieures noires, à reflets bronzés; les joues, la gorge et le devant du col d'un jaune orangé, les couvertures de la queue d'un jaune de soufre ”
B V Goubaux, Leçons élémentaires de zoologie… (1856)
“ On recherchait surtout pour cet usage, celles du Toucan à" gorge jaune. Les Toucans vivent par petites bandes de huit à dix individus ; ils sont très défiants , et ne descendent presque jamais du sommet des arbres les plus élevés. ”
L. Rousseau, Les Habitations merveilleuses. Imité de l'anglais… (1874)
“ Le toucan , nous fournit un autre exemple d' oiseaux nichant dans un arbre creux . On connaît beaucoup d' espèces de toucans qui , toutes , se dis tinguent par un bec énorme aux teintes brillantes , tantôt orangé et noir , tantôt pourpre et jaune , d' autre fois vert et rouge , mais toujours hors de proportion avec le corps de l' oiseau : il est très - fort malgré sa légèreté , car il se compose d' une matière cornée qui n' a cependant dans certaines parties que l' épaisseur d' une feuille de papier ”
Just-Marie-Nicolas Montillot, Plume des oiseaux, histoire naturelle et industrie… (1891)
“ Paris, 1857. paires, quelquefois par bandes, plus ou moins nombreuses, dans les forêts vierges, loin du voisinage des hommes. Dans les parties élevées de l'Amérique du Sud, depuis la Guyane jusqu'au Paraguay, on trouve le Toucan toco (fig. 72) ; dans l'Amérique du Nord, le Toucan à bec rouge ; le long des côtes du Brésil, le Toucan de Temminck. Tous sont revêtus de belles couleurs, parmi lesquelles domine le noir brillant, le jaune, le rouge et le blanc. Le plus grand de ces oiseaux, qui est le Toco, a 60 centimètres de long, tandis que le Toucan de Temminck n'a que 50 centimètres. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Thevet qui en parle dans ses voyages avec admiration, l’appelle l’oiseau mange-poivre. Il raconte que le dévorant avec avidité, il le rend tout aussitôt sans l’avoir digéré ; mais que les Américains font grand cas de ce poivre, parce que l’oiseau en a corrigé la chaleur âcre dans son estomac. C’est un bon conte de voyageur ; mais on peut lire des observations plus vraies sur cet oiseau dans le P. Feuillé. Toucan, en Astronomie, c’est une constellation moderne de l’hémispere méridional, composée de huit petites étoiles, que l’on appelle autrement anser americanus, l’oie d’Amérique. ”
Aglaé de Bouconville, Histoire naturelle racontée à la jeunesse… (1853)
“ Les rapaces sont aussi nommés oiseaux de proie. Ces oiseaux ont les ongles forts et crochus, le bec robuste et recourbé. Les aigles et les autours appartiennent à cet ordre. Les passereaux ou chanteurs sont le colibri, le merle, le moineau, et cette foule d'oiseaux charmants qui sont l'ornement des jardins et des volières, qui enchantent par leur gazouillement et forment entre eux de véritables concerts. Les passereaux sont les seuls oiseaux chantants; les autres espèces sont criardes ou silencieuses. Les grimpeurs, qui comprennent le pic, le perroquet, le toucan, ont un cri désagréable. ”
Adolphe Combanaire, Au Pays des coupeurs de têtes, à travers Bornéo… (1902)
“ Des cris semblables des appels d’oison, se font entendre sur les cimes des plus hauts arbres : ce sont des Toucans qui, effrayés par le passage de la colonne, s’enfuient à grand bruit d’ailes. Sous la haute forêt, le sentier s’élargit et devient plus, praticable. Vers onze heures, nous arrivons à un grand cours d’eau, qu’un véritable pont va nous permettre de franchir. Nous déjeunerons à proximité. Quelques Dayaks se frayent un chemin sur la berge presque à pic, et vont chercher l’eau nécessaire à la cuisson du riz. ”
André Thevet,
Les Singularitez de la France antarctique
“ D’un oyseau nommé Toucan, et de l’espicerie du païs. Combien qu’en l’Amérique y ait diuersité de peuples Sauuages, néantmoins mais de diuerses lignes et factions, coustumiers de faire guerre les uns contre les autres : Trafique des Sauuages. toutefois ils ne laissent de traffiquer tât entre eux qu’auec les estrangers (spécialement ceux qui sont près de la mer) de telles choses que porte le païs. La plus grande trafique est de plumes d’austruches, garnitures despées faictes de pennaches, et autres plumages fort exquis. ”
Pierre Boitard, Histoire naturelle illustrée : rédigée d'après la quatrième édition du Cours élémentaire d'histoire naturelle de feu M. Boitard… (1884)
“ Ce bec, qui rappelle comme volume celui es Calaos, est irrégulièrement dentelé aux bords; est d'un jaune rougeâtre et noir à la pointe. Cevolullieux organe est plus large que la tête de l'oiseau et le fatiguerait beaucoup s'il n'était d'une substance Uice et légère, ce qui fait qu'il n'est point propre à riser les graines ni même les fruits tendres. La langue est encore plus extraordinaire : le Toucan est le seul lseau qui ait une plume au lieu de langue ; elle est ^eompagnée des deux côtés de barbes très-serrées et utes semblables à celles des plumes ordinaires. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Au reste, les toucans, ou prêcheurs, s’apprivoisent si facilement, qu’après avoir passé quelques jours dans une maison, ils viennent à la voix de ceux qui les appellent pour recevoir ce qu’on leur offre. Ils se nourrissent ordinairement de fruits ; mais, lorsqu’ils sont apprivoisés, ils mangent tout ce qu’on leur présente. ”
Étienne de Lacépède, Le Buffon de Benjamin Rabier (1885)
“ Les toucans sontrépandus dans tous les climats chauds de l'Amérique méridionale, et ne se trouvent point dans l'ancien continent; ils sont erratiques plutôt que voyageurs, ne changeant de pays que pour suivre les saisons de la maturité des fruits qui leur servent de nourriture : ce sont surtout les fruits de palmiers ”
Just-Marie-Nicolas Montillot, Plume des oiseaux, histoire naturelle et industrie… (1891)
“ Quoique craintifs, Ils sont gais et curieux ; d'ailleurs fort amateurs de fruits, dont ils ne font pas cependant leur nourriture exclusive, puis qu'ils poursuivent volontiers les petits vertébrés, et qu'ils mangent toute espèce de matières animales. Chasse. — Au Brésil, on fait aux Toucans une chasse très active, tant pour se procurer leur chair que pour s'emparer de leurs plumes. On les recherche aussi beaucoup comme oiseaux, d'appartement. Mais, si tous les indigènes leur faisaient une guerre aussi meurtrière que. ”
Georges Clemenceau,
Notes de voyage dans l'Amérique du sud…
(1911)
“ La première sensation de Tucuman, après les cahots de la rue, est de terre coloniale. Les demi-maisons partout, d'aspect hâtif, mais charmantes par le patio et très confortables par la disposition des appartements à l'ombre des feuillages. En ses métis, l'Indien est foi de Tucuman, " Jardin de la République ", où les femmes, dit-on, sont plus belles que les fleurs. Partout, en effet, ce ne sont que visages bronzés où s'allume, en deux yeux impassibles, la flamme du diamant noir. Un long regard appuyé dit je ne sais quoi qui n'est pas de l'Europe. ”
Pierre de Castellane, Revue des Deux Mondes
“ Le pays de Touat, que la caravane venait d’aborder au nord-est, est borné à l’ouest par le Maroc, et s’étend jusqu’au grand désert au sud. Le Djebel-Batten le borne sinueusement à l’est dans toute sa longueur. Le Touat est une vaste succession d’oasis entrecoupées de pleines sablonneuses ; on y compte, disent les Arabes, autant de villages que de jours dans l’année, et l’on y rencontre deux populations de races et de mœurs distinctes : les gens du Touat proprement dit, d’origine berbère, qui ont eu de nombreuses alliances avec les Nègres, habitent presque tous les villes et les bourgades ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Bibliomappe, ou Livre-cartes. Tome 2… (1824-1826)
“ Dans ces forêts immenses , errent un nombre infini de tribus peu connues. Les Omaguas et les Conomanas sont aux confins du Pérou; les Anamaris, entre le Madeira et le Tapayos;les Tucuanhas, à la gauche du Tocantins; les Topinambas débris d'une nation jadis puissante, à l'est de cette rivière. Para ou Relem, chef-lieu de la province, est la seule ville qu'on y trouve; elle est sur la droite du large œstuaire par lequel le Tocantins se jette à la mer, au confluent du Capim, à 600 lieues nord-nord-ouest de Rio de Janeiro en droite ligne ”
Paul Labbé, Un bagne russe, l'île de Sakhaline… (1903)
“ Au point de vue anthropologique, il faut les rapprocher des peuples de race toungouse qui habitent la région de l'Amour ; leurs habitations, leurs instruments, leurs coutumes, rappellent en outre ceux des populations primitives de l'Amérique du Nord. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ TOPAYOS, (Géog. mod.) nom d’une forteresse, d’un bourg, d’une riviere, & d’un peuple de sauvages de l’Amérique méridionale au Brésil. La forteresse de Topayos appartenant aux Portugais, est à 15 heures de Pauxis, à l’entrée de la riviere du même nom, qui est une riviere du premier ordre, & qui descend des mines du Brésil. Des débris du bourg de Tupinambara, s’est formé celui de Topayos, dont les habitans sont presque tout ce qui reste de la nation des Tupinambas, dominante, il y a deux siecles, dans le Bresil. ”
Théophile Lavallée, Géographie physique, historique et militaire… (1858)
“ Les bassins du Tocantin, du Maragnon, de l'Orénoque, etc., comprennent politiquement : 1° La partie septentrionale de l'empire du Brésil. Cet État, qui renferme les deux cinquièmes de l'Amérique méridionale, a de longeur 3,600 kilom., et de largeur 2,400 à 2,800 ; mais sa population, très-disséminée, et concentrée seulement sur les côtes, n'est que de 5 millions d'habitants. Les Indiens indépendants, que les jésuites avaient essayé de civiliser, mènent une vie errante et misérable, non-seulement dans les plateaux de l'intérieur, mais encore dans les montagnes de la côte ”
Paul Pollacchi, Atlas colonial français. Colonies… (1937)
“ Bois. — Le Togo a peu de forêts, sauf dans la partie montagneuse de l'Ouest et sur les rives du Mono (ébène, acajou, roco, santal rouge et teck) , une importante station forestière existe dans le cercle de Sokodé où une superficie considérable a été plantée en kapokiers. FAUNE. — La faune du Togo est très abondante ; les animaux et oiseaux qui peuvent servir à l’alimentation sont ; l’antilope, le phacochère ou sanglier d’Afrique, le lièvre, le rat palmiste, la perdrix, la gelinotte, le canard, le pigeon et la tourterelle ”
Élisée Reclus,
Revue des Deux Mondes
“ L’Amazone aux eaux troubles et rapides ne les rebute point ; mais le Tocantins, le Rio-Negro et les autres rivières transparentes des provinces amazoniennes exercent sur eux une attraction à laquelle ils ne savent jamais résister. La population de Cametà, village indien situé sur la rive du Bas-Tocantins, est devenue comme amphibie ; à chaque instant du jour, on voit les habitans, hommes et femmes, se rendre de leur cabane au fleuve ou du fleuve à leur cabane. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ TOUAREGS ou TOUARIKS, peuple nomade d'Afrique, de la famille atlantique, habite la partie moyenne du Sahara, sur la limite du Soudan, à l'O. des Tibbous, entre le pays de Touat au N., le Fezzan à l'E., Tombouctou au S. et le Niger à l'O. Ils sont très-basanés (bien que de race blanche et prétendant descendre des Turcs) , grands, agiles, braves, mais pillards : les caravanes sont obligées d'acheter leur protection. Tous sont Musulmans. Ils sont entrés en 1862 en rapport avec le gouvernement de l'Algérie. TOUAT, oasis du Sahara, au S. de l'Algérie, à 450 kil. ”
Pierre de Coubertin,
À travers l’Histoire Sud-Américaine
“ Plus au sud, entre Tucuman et Mendoza, il y avait les Daguites et au nord, vers le Honduras et le Nicaragua d’autres peuplades qui, sans être parvenues au même degré de culture, tendaient à s’en approcher. ”
Henry Rider Haggard,
Découverte des mines du roi Salomon
“ Un peuple qui était ici longtemps avant nous a fait ce chemin, dit-il ; je connais peu son histoire, mais mon seigneur pourra parler à Gagoul, la sorcière ; elle en sait plus que les autres. Notre peuple est venu ici il y a dix milliers de lunes, et, voyant le pays fertile et beau, il y est resté. Aujourd’hui, Touala, le puissant, règne sur un peuple nombreux comme le sable du désert ; quand il appelle ses soldats, leurs plumes couvrent la terre. ”
H. Blerzy, L’Afrique moderne - Histoire physique…
“ Néanmoins les Touaregs sont des blancs, et ce sont même des blancs qui n’ont pas trop dégénéré. Ces fiers nomades qui pilotent les caravanes de Ghadamès à Tombouctou et du Touat au lac Tchad ont conservé les usages, l’idiome, les traits de leurs congénères du Tell algérien. ”
H. Thureau, Le Tong-Kin colonie française.… (1883)
“ Le Tong-kin! fertile et riche contrée qui, aujourd'hui encore soumise à l'ancien royaume de Cochinchine, formera bientôt le plus beau joyau de notre couronne coloniale! L'occupation, la colonisation du Tong-kin, voilà une question digne de solliciter l'attention de ceux qui s'intéressent à notre avenir commercial, c'est-à-dire à la prospérité de la France. Aujourd'hui que les regards du monde entier se tournent du côté de l'Extrême-Orient, il n'est permis à personne d'ignorer l'histoire du Tong-kin et des événements qui s'y sont accomplis jusqu'à nos jours. ”
C. Jean, Les Touareg du Sud-Est : l'Air… (1909)
“ Ce n’était pas à croire que les Touareg de l’Aïr étaient moins fiers que leurs correligionnaires, mais, plus encore que les autres tribus du nord par suite des besoins qui les poussaient fatalement vers nous, ils se sentaient enveloppés ou attirés. Le commerce qui les fait vivre a toujours ses ramifications en pays français, les terrains de culture qui les nourrissent sont à nous. ”
