Paul Labbé, Chez les Lamas de Sibérie... (1909)
“ Enfin, dans le lointain apparut, dominée par sa grande prison blanche, la ville de Verkhné-Oudinsk avec ses clochers rouges et bleus, charmante et coquette sous les rayons trompeurs et le mirage du soleil couchant. Elle avait vraiment assez grand air, vue de loin; de près, ce n'était plus qu'un gros village, semblable à tous les chefs-lieux de districts sibériens, avec ses larges rues poussiéreuses qu'un seul orage devait transformer en fondrières, avec ses maisons en bois, avec cet aspect triste et monotone qu'offrent la plupart des villes de la Russie. ”
