Résumé

H. Blerzy L’Afrique moderne - Histoire physique…

Constatons une fois de plus que les fictions ne valent jamais la réalité. Le continent africain recèle autre chose que des sables stériles et des marais malsains. La zone torride n’a pas été placée entre les deux zones tempérées pour séparer, comme le croyaient les anciens, les régions habitables du globe. L’Afrique a de la verdure même entre les tropiques, des eaux vives et courantes même au sein du Sahara; la neige s’y montre sous l’équateur, et le climat équinoxial n’y est pas plus redoutable qu’en Amérique ou en Asie.
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H. Blerzy L’Afrique moderne - Histoire physique…

Cependant il serait téméraire d’affirmer que les Européens sont à tout jamais exclus du Sahara, puisque les Touaregs, qui l’habitent depuis des siècles, sont des hommes à peau claire. Certes, si l’on s’attendait à retrouver quelque part la race blanche au milieu des innombrables tribus de race mélanienne qui se partagent le sol africain, on aurait cru que ce devait être dans les plaines du Zambèse ou sur le plateau central, ou même sur le littoral marécageux du golfe de Guinée, plutôt qu’au sein d’un désert torride.
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Les relations de ces nombreux explorateurs nous font comprendre que le Soudan tout entier est le prolongement des hauts plateaux de l’Afrique australe; ce sont, comme au sud de l’équateur, de larges plaines à quelques centaines de mètres d’altitude au-dessus de l’océan, des montagnes granitiques, des lacs ou plutôt des lagunes sans profondeur. Le lac Tchad, la plus étendue et la mieux connue de ces nappes d’eau, n’est qu’un marais infesté par des myriades de moustiques; cependant deux ou trois grandes rivières l’alimentent.
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