Résumé

Henri Blerzy Les Chemins de fer trans-sahariens

C’est que les chaussées d’empierrement ne s’accommodent pas d’un climat sec. Au lieu d’une surface dure et lisse, tout au plus un peu boueuse l’hiver, un peu poudreuse l’été, elles ne sont plus, lorsque le soleil a pompé toute l’humidité du sol, qu’un amas de cailloux désagrégés où s’enfoncent les roues des voitures aussi bien que les pieds des chevaux. Une route du Sahara, pour être entretenue bonne, exigerait plus d’eau pour l’arrosement que n’en veulent les locomotives d’un chemin de fer. D’Alger à Laghouat, le chemin de fer est la voie la mieux appropriée au climat.
Source : Wikisource

Henri Blerzy Les Chemins de fer trans-sahariens

Ce qui n’est pas pompé par les rayons du soleil s’écoule lentement sous les sables et entretient, au fond des vallées basses, une végétation amaigrie dont se contentent les bestiaux à défaut de meilleure nourriture. Ainsi se conservent les oasis où la caravane trouve de loin en loin un abri. En dehors de ces endroits favorisés, la terre n’est pas précisément dénudée. Des végétaux rabougris, dont les moutons et les chameaux broutent chaque année les jeunes pousses, luttent encore contre la sécheresse du climat et contre la dent des animaux.
Source : Wikisource

Henri Blerzy Les Chemins de fer trans-sahariens

Lorsqu’il s’agit de culture, la nature du sol n’est pas seule à considérer; il faut aussi tenir compte du climat. Le littoral de la Méditerranée ne laisse sous ce rapport rien à désirer. Sur une largeur trop restreinte par malheur, le voisinage de la mer entretient, avec une humidité suffisante, une température d’une uniformité remarquable. Sans froid l’hiver, sans excès de chaleur l’été, à peine le thermomètre varie-t-il du jour à la nuit. C’est tout au long de la côte une véritable serre tempérée, où, malgré la rareté des pluies, tous les végétaux connus se plaisent et grandissent.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature