Henry Chotard

Résumé

Henry Chotard La mer intérieure du Sahara (1879)

Après avoir fait de l'Afrique une île, réuni la Méditerranée et le golfe Arabique, rapproché, au profit de l'industrie et du commerce les Indes orientales de l'Europe, ce puissant mortel a fertilisé l'isthme si longtemps infertile; l'eau douce qu'il a prise au Nil a partout sur son passage transformé les sables, et le travail de l'homme aidant, le désert a fui et a fait place à la verdure des prairies et des champs. Refouler le désert sur un autre point de l'Afrique, vaincre le Sahara à son tour, quoi de plus séduisant !
Source : Gallica

Henry Chotard La mer intérieure du Sahara (1879)

Le Melrir est dangereux, mais le Kébir ne l'est-il pas davantage?
n'a-t-il pas un jour englouti mille chameaux? « C'est un lieu étrange, raconte un Arabe, que cette Sebkha (nom que les indigènes donnent volontiers aux chotts) ; la nuit n'y a pas d'étoiles, elles se cachent derrière les montagnes; le vent souffle à rendre sourd de tous les côtés à la fois ; afin de faire sortir le voyageur de son chemin, il lui jette le sable à la figure, et on ne peut ouvrir les yeux qu'en prenant les plus grandes précautions. »
Source : Gallica

Henry Chotard La mer intérieure du Sahara (1879)

La Méditerranée entrant dans le Sahara, quel triomphe sur la nature ! quel évènement à proclamer dans le monde !
Hâtons-nous toutefois de dire qu'il ne s'agit pas du grand Sahara, de cet immense désert qui s'étend de l'Océan atlantique à l'Egypte. Les hommes ont cru pendant longtemps que ce désert était un fond de mer, mais les savants voyageurs qui l'ont parcouru ont détruit cette opinion, ils ont reconnu qu'il était non-seulement plus élevé que la mer, mais qu'il renfermait plusieurs chaînes de montagnes dont quelques sommets atteignent et dépassent 2,000 mètres
Source : Gallica

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