Kébir

Définition et enjeux

Félix Andry,  L'Algérie, promenade historique et topographique (1868)

“ Petite ville de 14 a 15 cents âmes, à 8 kilomètres d'Oran, suspendue avec sa forteresse à une pointe rocheuse qui s'avance en mer comme une jetée naturelle, Mers-el-Kebir n'a pas de monuments curieux. On y trouve par moments, les jours de départ ou d'arrivée, et j'y constatai pour ma part, en raison de cette circonstance, une certaine animation; mais je ne doute pas que, le paquebot parti, et avec lui voituriers et canotiers retournés à Oran, Mers-el-Kebir ne retombe dans une silencieuse monotomie.
En voyage, comme ailleurs, les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
”
Source : Gallica

Portrait de Théodore Pavie Théodore Pavie,  Récits de terre et de mer, par Théodore Pavie (1860)

“ Oued-el-Kebir s'attriste de laisser derrière lui ces villes, ces plaines et ces montagnes illustrées par vingt siècles d'histoire? Ainsi s'afflige le coeur de l'homme qui vieillit,, n'emportant de son active carrière et de ses longs voyages que de stériles souvenirs; mais quelle mélancolie ne se dissiperait aux rayons du soleil de l'Andalousie? A peine si l'hiver effleure de son souffle cette province privilégiée. ”
Source : Gallica

Anonyme,  À Fès - La journée de prière

“ Mais après les rites profonds, communs à tous les hommes, de tous les âges, et qui courbent aussi nos peuples dans nos cathédrales, et les fronts de nos moissonneurs à l’heure où naît et meurt notre lumière d’Occident, voici les coutumes particulières. Selon des rites antiques, le sang va couler, il faut en ce jour de l’Aïd Kebir qu’un mouton soit égorgé dans chaque demeure. Le premier de son peuple, le Sultan, jeune chef de l’Islam, prend le couteau aigu et tranche la gorge d’une victime. ”
Source : Wikisource

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