Nelly Blum, La croisade de Ximénès en Afrique (1898)
“ Défaite des Mores. — C'est le signal de la débandade générale ; les boulets, tombant sur le terrain rocheux, soulèvent de tous côtés les éclats qui tuent plus de monde que l'artillerie elle-même. Les fuyards s'entassent et s'étouffent dans les défilés ; cette fois encore, sur les pentes de la montagne, s'étalent de longues rangées de cadavres, mais non plus de cadavres chrétiens. Quant au caïd général qui avait suivi de loin la marche des indigènes et celle de ses cavaliers, il se hâte de tourner bride, laissant parmi les Mores un de ses fils et quelques parents. ”
