Résumé

Nelly Blum La croisade de Ximénès en Afrique (1898)

Ximénès, avec son énergie et son ordinaire esprit de décision, comprend qu'il n'y a pas une minute à perdre, qu'il faut poursuivre les avantages obtenus, profiter de l'enthousiasme de l'armée et de la démoralisation des Mores et marcher immédiatement sur Tlemcen. Il était homme, malgré son âge, à diriger en personne, avec l'aide de ses familiers, cette nouvelle expédition, et assez tenace et avisé pour la mener à bien. Il avait de l'argent, des provisions, des munitions, une base solide d'opération, et pourtant il s'arrête : bien mieux il va partir !
Source : Gallica

Nelly Blum La croisade de Ximénès en Afrique (1898)

Les Oranais se croient vainqueurs. — On s'acharne sur le cadavre de l'Espagnol : on tranche la tête, et au milieu des cris féroces, on la porte, trophée sanglant, jusquà la ville, où les prisonniers chrétiens, enfermés dans la Casbah, entendent anxieux les cris de victoire. Pour les braver, on promène devant eux la tête coupée, en répandant le bruit qu'elle est celle du Cardinal. Les chrétiens frémissent d'horreur : heureusement, parmi les captifs se trouvait un ancien serviteur de Ximénès, fait prisonnier à l'attaque de Mers-el-Kebir et retenu comme esclave depuis quatre ans.
Source : Gallica

Nelly Blum La croisade de Ximénès en Afrique (1898)

D'ailleurs, les cavaliers d'Oran, étonnés eux-mêmes de leurs succès et cédant aussi au désir de prendre leur part du butin, tournent bride, abandonnent, pour la plupart, la poursuite de l'alcade et de la poignée d'hommes qui l'accompagnent, et reprennent le chemin d'Oran, où ils vont retrouver le gros des contingents arabes, traînant les fantassins capturés, enlevant les blessés, dépouillant les morts et s'emparant surtout des armes et des armures qui jonchent toutes les pentes de la colline et jettent l'éclat de leurs notes métalliques sur le fond violet du ravin.
Source : Gallica

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