Résumé

Vie du cardinal de Ximenès, régent d'Espagne (1845)

Ferdinand était un prince habile et sage, mais il n'aimait pas à être trop bien servi. La haute position du cardinal le gênait. Ne pouvant nier ce qu'il devait à ce grand homme, il aurait au moins voulu qu'on l'oubliât. Aussi la prise d'Oran n'attira-t-elle à Ximenès, de la part du roi, que beaucoup de misérables chicanes. Toujours humble et en même temps toujours ferme, le cardinal triompha de ce mauvais vouloir sans paraître même se douter qu'il existât. Le roi eut le malheur d'être ingrat, mais il ne s'entendit jamais reprocher son ingratitude.
Source : Gallica

Vie du cardinal de Ximenès, régent d'Espagne (1845)

Il fut quelque temps irrésolu; enfin il se laissa gagner aux sollicitations de sa femme et aux promesses des seigneurs, dont la plupart étaient bien aises de donner du chagrin à la reine. Ximenés, qui connaissait la facilité et la douceur naturelle de cet homme, et qui voyait à regret le malheur où il s'engageait, lui écrivit, lui fit parler par ses amis, et lui fit écrire de Flandre des lettres fort obligeantes ; enfin il le menaça de le faire punir comme rebelle ; mais les exhortations et les reproches de sa femme eurent plus de pouvoir sur son esprit que les avis salutaires du cardinal.
Source : Gallica

Vie du cardinal de Ximenès, régent d'Espagne (1845)

Ils élurent Ximenès d'un commun consentement, comme un homme d'une vie irréprochable, aimant les lois et la justice, autorisé dans l'esprit des peuples, aimé des grands et n'ayant avec eux aucune liaison de cabale ou de parenté, et le chargèrent de l'administration du royaume et de la garde de la reine, avec cette condition pourtant, qu'il ne ferait rien sans la participation du connétable et du comte de Najare, et qu'après la mort du roi on se rassemblerait encore, pour voir ce qu'on aurait à faire.
Source : Gallica

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