Résumé

Auguste Caron Les rois catholiques, ou L'Espagne sous Ferdinand et Isabelle… (1860)

Il croyait avoir ouvert une voie nouvelle au commerce, et par-là enrichi l'Espagne ; il ne se doutait pas qu'il avait révélé l'existence d'un continent presque égal en superficie à l'ancien monde.
Dieu, comme il le fit pour d'autres génies, n'avait pas soulevé pour lui le voile des siècles qui allaient suivre, et ne lui avait point montré dans une vision de gloire l'éclosion, au milieu de ces terres sauvages, d'États florissants dont la civilisation hâtive et hybride a rejoint la nôtre dans sa course au progrès.
Christophe Colomb mourut en appréciant le néant de la gloire humaine.
Source : Gallica

Auguste Caron Les rois catholiques, ou L'Espagne sous Ferdinand et Isabelle… (1860)

Grenade conquise, l'expulsion complète n'était plus qu'une question de temps ; Ferdinand et Isabelle purent considérer comme terminée, l'œuvre colossale de la reconquête. A eux seuls, à leur génie, à leur énergie revient la gloire du dernier acte de ce drame grandiose qui dura sept siècles.
(1) « L'état actuel d'abrutissement des peuples soumis au Coran, la dépopulation des contrées où règne le mahométisme sont des faits qui frappent les yeux et dispensent de toutes réflexions. »
Source : Gallica

Auguste Caron Les rois catholiques, ou L'Espagne sous Ferdinand et Isabelle… (1860)

Si l'industrie fut lente à se relever en Espagne, à sortir de ses limbes, c'est que les bras qui devaient lui donner la vitalité portaient des triomphantes bannières à Milan , à Pavie, à Rome, en Hongrie et en Amérique.
Les avantages que retira l'Espagne de l'anéantissement des Morisques sont au contraire considérables, dans l'ordre religieux comme dans l'ordre politique. Elle conquit l'unité de religion et la sécurité de l'État.
Source : Gallica

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