Auguste Caron, Les rois catholiques, ou L'Espagne sous Ferdinand et Isabelle… (1860)
“ Il croyait avoir ouvert une voie nouvelle au commerce, et par-là enrichi l'Espagne ; il ne se doutait pas qu'il avait révélé l'existence d'un continent presque égal en superficie à l'ancien monde. Dieu, comme il le fit pour d'autres génies, n'avait pas soulevé pour lui le voile des siècles qui allaient suivre, et ne lui avait point montré dans une vision de gloire l'éclosion, au milieu de ces terres sauvages, d'États florissants dont la civilisation hâtive et hybride a rejoint la nôtre dans sa course au progrès. Christophe Colomb mourut en appréciant le néant de la gloire humaine. ”
