Résumé

Léon Galibert L'Éspagne et le Portugal, depuis l'invasion des Carthaginois jusqu'à nos jours… (1862)

La guerre civile semblait l'élément naturel de cette noblesse castillane, si fière et si turbulente, qui veillait autour du trône des rois avec une inquiète jalousie, et limitait par la rébellion la prérogative royale, qui tendait sans cesse à s'accroître. Le Portugal voulut profiter de ces troubles pour attaquer l'Espagne ; mais Henri paralysa cette agression, ainsi que celle des Maures de Grenade, et mourut à vingt-sept ans (1406) , méditant alors la ruine des mahométans de la Péninsule.
Source : Gallica

Léon Galibert L'Éspagne et le Portugal, depuis l'invasion des Carthaginois jusqu'à nos jours… (1862)

Les tortures et le poison assurèrent son triomphe, et son fils Ferdinand, grâce aux crimes de sa mère, put recueillir l'héritage de don Juan, qui se composait de l'Aragon, de la Navarre, des Deux-Siciles, du Roussillon et des Baléares.
Ce qui, mieux encore que les actes politiques de ses souverains, distingue l'Aragon de la Castille, c'est le développement que prirent de bonne heure dans ce royaume les institutions démocratiques ; c'est l'exercice d'un droit public, peut-être sans exemple au moyen âge; c'est surtout une organisation de garanties nationales, véritablement imposante
Source : Gallica

Léon Galibert L'Éspagne et le Portugal, depuis l'invasion des Carthaginois jusqu'à nos jours… (1862)

A toutes ces luttes de casuiste où la parole et les armes ont tour à tour le dessus, l'Espagne n'a rien à perdre, n'a rien à gagner ; l'inquisition ne la tient-elle pas toujours étroitement bâillonnée ?
A toutes ces guerres lointaines entreprises par le grand empereur, l'Espagne n'eut aucun intérêt, si ce n'est aux deux expéditions en Afrique, dirigées en personne par Charles-Quint, pour réprimer les pirateries des corsaires de Barberousse, qui désolaient l'Espagne, la Sicile et Naples.
Source : Gallica

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