Résumé

E. Dubois L'Espagne ancienne et moderne.… (1859)

Je renonce donc à régner sur un peuple qui ne veut pas de moi. Cependant je désire ne pas me retirer en vaincu. Envoyez-moi de vos vieux vétérans; avec eux je rentrerai dans Madrid, et là je traiterai avec les Espagnols. Si vous le voulez, je leur rendrai Ferdinand VII en votre nom, mais en leur retenant une partie de leur territoire jusqu'à l'Èbre ; car la France victorieuse aura le droit de faire payer la victoire. Elle obtiendra ainsi le prix de ses efforts, de son sang versé. Et moi, je vous demanderai le trône de Naples
Source : Gallica

E. Dubois L'Espagne ancienne et moderne.… (1859)

Yssef était un de ces hommes rares qui semblent destinés à faire de grandes choses. Il soumit, pacifia et réunit en un vaste et puissant empire les différentes parties de l'Afrique septentrionale morcelées par les partis, et sut, par de nouvelles institutions et de sages mesures, communiquer aux peuples soumis à son pouvoir un tel enthousiasme, qu'avec eux il eût pu faire des prodiges. Par ses guerres en Espagne contre les chrétiens et surtout par la victoire de Zelaca, il ajouta à la renommée de conquérant le titre de défenseur de l'islamisme. On vante son amour pour la justice.
Source : Gallica

E. Dubois L'Espagne ancienne et moderne.… (1859)

Les chrétiens de ces derniers pays n'étaient pas beaucoup plus heureux. Le roi paralytique Bermude avait eu le bonheur de conclure une courte paix avec Almanzor; mais il payait un tribut, et ni ses souffrances continuelles, ni l'affaiblissement total de son royaume, réduit aux Asturies et à une partie de la Galice, ne lui permettaient de renouveler la guerre contre les Arabes. Le culte chrétien avait presque entièrement cessé eu Espagne; les prêtres étaient morts dans les guerres, ou avaient pris vainement
les armes pour la défense de leur patrie et de leur religion.
Source : Gallica

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