Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d'Espagne…
“ Almanzor lui avait déjà pardonné à moitié; mais ce fut à présent contre Abou-’l-Moghîra que se tourna sa colère et il l’accabla d’un torrent de reproches. Le vizir l’écouta sans mot dire; puis, quand il eut fini de parler: «Seigneur, dit-il, j’ai commis une grande faute, j’en conviens; mais qu’y pouvais-je? Chacun est l’esclave de sa destinée; personne ne choisit la sienne, on la subit, et la mienne a voulu que j’aimasse là où je ne devais pas aimer.» Almanzor garda quelques instants le silence. ”
