Augustin Théry

Élements biographiques

Augustin Théry,  "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

“ Nous avons, dans votre personne, offensé l'Univers entier ; il s'élève contre nous plus fortement que vous-même. Il ne reste à nos maux qu'un seul remède : imitez la bonté de Dieu outragé par ses créatures ; il leur a ouvert les cieux. J'ose le dire, grand prince, si vous nous pardonnez, nous devrons notre salut à votre indulgence ; mais vous devrez à notre offense l'éclat d'une gloire nouvelle ; nous vous aurons, par notre attentat, préparé une couronne plus brillante que celle dont Gratien a orné votre tête : vous ne la tiendrez que de votre vertu. ”
Source : Gallica

Augustin Théry,  "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

“ Tout ce que vous avez fait pour l'homme, Seigneur , n'est plus rien aujourd'hui : le langage de la Foi est devenu un langage étranger pour les Chrétiens. Il faut aller chercher dans ces cœurs infidèles quelque reste de préjuges humains pour faire entrer l'Évangile ; il faut leur inspirer la vertu à la faveur du vice ; il faut réveiller leur ambition, leur cupidité par la crainte du déshonneur , des pertes de biens; il faut, par des éloges continuels, nourrir ce fantôme de Christianisme, qui ne peut prendre de l'Évangile que ce que le monde en approuve. ”
Source : Gallica

Augustin Théry,  "Conciones" français, ou Choix de discours français à l'imitation du "Conciones" latin en usage dans les rhétoriques… (1825)

“ Dieu n'a besoin ni de foudre , ni de la force d'un bras indomptable pour attérer ces rebelles ; il n'a qu'à se retirer de ceux qui se retirent de lui, et qu'à livrer à eux-mêmes ceux qui se cherchent eux-mêmes. Maudit esprit, laissé à toi-même , il n'en a pas fallu davantage pour te perdre. Esprits rebelles qui l'avez suivi, Dieu, sans vous ôter votre intelligence sublime, vous l'a tournée en supplice. Vous avez été les ouvriers de votre malheur, et dès que vous vous êtes aimés vous-mêmes plus que Dieu, tout en vous s'est changé en mal. ”
Source : Gallica

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