Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse

Élements biographiques

Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)

Il n'y a pas de citoyen qui n'aime mieux son pays que tout autre lieu du monde, quelque agréable qu'il soit d'ailleurs. Les Romains, qu'on louera tant que le monde existera, avaient coutume de dire qu'ils n'étaient pas nés pour eux, mais pour leur patrie. Ils regardaient comme dénaturés ceux qui disaient qu'ils s'embarrassaient peu de ce qui pouvait arriver, après leur mort, à leur patrie. Ce qui fait voir surtout combien ils l'aimaient, et ce qui leur fait le plus d'honneur, c'est la persuasion où ils étaient, qu'il n'y avait rien de si glorieux que de se sacrifier pour elle.
Source : Gallica

Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse Cours élémentaire de rhétorique… (1872)

Or la logique est, pour la pensée, du domaine de la philosophie. La philosophie, d'autre part, apprend à l'homme à se connaître, à connaître ses devoirs; et par là devient nécessaire, elle-même, la connaissance de ces doctrines abstraites que quelques-uns ne dédaignent que parce qu'ils n'en sentent pas le prix. Pour arriver à parler en orateur, il faut avoir appris à penser en philosophe. Ainsi l'avait compris Cicéron, ainsi l'a proclamé, après lui, d'Aguesseau.
Toutefois, s'ils sont les mêmes pour le fond, les raisonnements de l'orateur et ceux du dialecticien doivent différer pour la forme.
Source : Gallica

Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse Cours de thèmes gradués adapté à toutes les grammaires latines… (1846)

En effet, celui-ci ne cherchait que la gloire de vaincre son ennemi, et n'en voulait point à sa vie. Il l'avait suivi avec tant de diligence, qu'il arriva presque aussitôt que lui en Egypte. Il ne fut pas plutôt débarqué, que Ptolémée lui envoya le fatal présent. César, loin d'approuver une action aussi noire, ne put s'empêcher de répandre des larmes. « Est-ce donc là, s'écria-t-il, cette tête si chère, ce héros que les dieux ont tant de fois protégé dans les plus grands périls, que les peuples ont tant respecté, et dont j'ai peine à égaler la gloire, tout vainqueur que je suis ? »
Source : Gallica

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