Palette (peinture)

Définition et enjeux

Henry Jouin Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture (1883)

Il faut avoir attention que les couleurs les plus brunes et les plus fortes qui sont sur la palette, et que l'on emploie sur une toile, sont toujours éclairées par la lumière naturelle, et que les extrêmes ombres de la nature qu'on veut imiter en sont absolument privées. Par exemple, un habit noir est précisément comme le noir de la palette; mais il a des ombres où la peinture ne peut atteindre.
Source : Gallica

Charles Moreau-Vauthier La peinture : les divers procédés… (1913)

Comme la fresque ne comporte que des couleurs qui résistent à la chaux, la palette, très restreinte, perd des couleurs aussi brillantes que l'orpin, les laques, les cinabres, les verts de cuivre. A vrai dire, la palette n'est point employée par le fresquiste ; il ne pourrait y préparer des tons assez abondants et assez égaux. Il prend de petits vases où chaque teinte et chaque dégradation de teinte, ombre, pénombre et lumière, composées d'avance, permettent de couvrir vite et suffisamment.
Source : Gallica

S. Jozan Du pastel : traité de sa composition… (1852)

Des quantités innombrables de crayons tendres et demi-durs se vendent au détail, et permettent à l'artiste de composer sa palette à sa manière, dans son sentiment de couleur, et d'y venir puiser, au fur et à mesure de ses besoins, les tons qu'il doit remplacer lorsqu'ils sont usés et ceux qu'il n'a pas dans son assortiment.
La nature du fond sur lequel on peint varie selon le goût et la manière de faire de chacun. Le papier est le plus ordinairement employé.
Après avoir parlé de la peinture au pastel, nous indiquerons quelques moyens avantageux de la fixer.
Source : Gallica

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