Vernis

Définition et enjeux

Cennino Cennini,  Traité de la peinture

“ Le vernis [1] est une liqueur forte, démonstrative, qui veut être obéi en tout et annulle toute autre tempera. Dès que tu l’étends sur ton travail, aussitôt toute couleur perd sa force, il faut qu’elle obéisse au vernis, et il n’y a plus moyen de faire des retouches avec la tempera ; d’où il est nécessaire d’attendre pour vernir le plus possible, car vernissant seulement lorsque les couleurs et les tempera ont fait leur effet, elles redeviennent ensuite plus fraîches et belles, et l’éclat obtenu se conserve toujours le même. ”
Source : Wikisource

Théodore Faullain de Banville,  Les parisiennes de Paris

“ C'est à moi qu'on doit les vernis à l'aide desquels les marchands dissimulent aujourd'hui la vieillesse des rôtis futurs! vernis noirs, vernis bruns, vernis gris, roses, écarlates et orangés, une palette plus variée que celle de Véronèse! Mais posséder les vernis, ce n'est rien! tout le monde les a aujourd'hui; le sublime du métier, c'est de savoir saisir les nuances intimes de chaque espèce de pattes, et de les habiller chacune selon son tempérament! ”
Source : Gutenberg

Alfred Lemercier,  La lithographie française de 1796 à 1896 et les arts qui s'y rattachent…

“ Lorsque le vernis est bien sec, ce qui a lieu assez rapidement, surtout si l'on.a soin soit de placer la pierre dans un courant d'air, soit de la faire sécher à l'aide d'un éventail, on procède au décalque du trait. Comme, le vernis est noir, il faut se servir d'un dessous couvert de sanguine ou d'une poudre plus claire si on le désire; l'important, pour celui qui doit graver la planche, est surtout de bien voir tout le tracé. ”
Source : Gallica

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