Cennino Cennini

Résumé

Cennino Cennini Traité de la peinture

S’il nous est permis d’émettre notre pensée, nous dirons plus, nous croyons que la peinture à l’huile a toujours existé, et que Jean de Bruges n’a été que l’inventeur d’un ou de vernis (on ne sait s’il en a inventé un ou plusieurs) qui la rendait solide et brillante, et que son secret est mort avec lui. En effet, pour fixer la peinture sur mur ou sur tableaux, il n’y a que trois moyens : la chaux, les colles et les corps gras. La chaux tirée de la muraille y retourne pour fixer les couleurs ; c’est la fresque, c’est le dernier poli donné à une construction.
Source : Wikisource

Cennino Cennini Traité de la peinture

Il y a un vert moitié naturel, moitié travaillé, qui se fait avec l’azur d’Allemagne. Ne t’inquiète pas comment il se fait, achète-le. Cette couleur est bonne à sec, mélangée au jaune d’œuf, pour faire des arbres, des verdures et des fonds. On l’éclairé en y mêlant le giallorino. Cette couleur d’elle — même est graineleuse comme le sable. Par amour pour l’azur, broie peu à peu et d’une main légère. Si tu le broyais trop, l’azur deviendrait sale et cendré.
Source : Wikisource

Cennino Cennini Traité de la peinture

Parmi tous ceux qui écrivirent des traités sur l’art de la peinture, Gio-Battista Armenini di Faenza, peintre florissant dans le milieu du xvie siècle, fut le seul qui s’approcha de Cennino et donna des préceptes sur les pratiques. Vasari passe assez légèrement sur cette partie. Tous les autres, désireux de subtiliser et métaphysiquer, entrèrent dans des discussions sur les idées et perdirent de vue l’objet principal. Car, on peut le dire, plus on a voulu s’étendre sur le sublime et le fantastique, plus l’art s’est affaibli : sa puissance lui vient plus de la pratique que de la théorie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature