Peinture monumentale

Définition et enjeux

Charles Clément,  Études sur les beaux-arts en France (1865)

“ C'est la peinture monumentale et décorative par excellence. Simple, large, sommaire, toute de premier jet, telle qu'une parole éloquente et concise, elle convient mieux qu'aucune autre méthode aux sujets élevés, pathétiques, gran- dioses, à ceux dans lesquels la pensée et le sentiment veulent éclater et resplendir. Elle excite l'imagination de l'artiste et sollicite l'essor et les audaces du génie. ”
Source : Gallica

René Ménard,  Histoire des beaux-arts, illustrée de 414 gravures représentant les chefs-d'oeuvre de l'art à… (1875)

“ PEINTURE MONUMENTALE.—L'art du tableau tel que nous le comprenons aujourd'hui date de la Renaissance. Pendant tout le moyen âge la peinture était un art purement décoratif, où l'ornementation était intimement mêlée aux sujets, et qui se rattachait à l'architecture. La peinture, comme tous les arts, a été, avant l'émancipation des communes, pratiquée exclusivement dans les cloîtres. Les trésors des couvents renfermaient une infinité d'étoffes, de meubles, d'ustensiles coloriés, de manuscrits venus de Byzance, et tous ces objets servaient de modèles aux moines artistes. ”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche,  Revue des Deux Mondes (1853)

“ La peinture monumentale, au contraire, en absorbant plusieurs années de la vie, en permettant à la volonté de s'épanouir sur les hautes murailles, accélère singulièrement l'éducation de l'artiste, et donne à son âme un contentement qui double ses forces. En possession d'un palais ou d'une église, d'un salon ou d'une chapelle, le peintre mesure ses méditations à l'étendue de sa tâche. ”
Source : Gallica

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