Résumé

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde La Renaissance des arts à la cour de France… (1850)

Tout dans cette habileté d'imitation surpasse le possible et n'a de comparable et d'analogue que certaines figures de Jean Van Eyck, et cependant ce n'est plus ce peintre que rappelle cette peinture : il a passé dans la manière de Janet une sorte d'affadissement qui se fait sentir dans l'harmonie trop générale du ton et dans le fondu trop complet de la touche. Il semble que ce délicieux portraitiste se soit donné la tâche difficile de rendre la nature telle qu'elle se présente avec son fini égal partout, n'ayant d'accent tranché ni dans l'effet, ni dans la couleur, ni dans la touche.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde La Renaissance des arts à la cour de France… (1850)

Si un portrait à grand effet a tout dit du premier mot, il semble qu'un portrait de Jean Clouet réserve à l'observateur persévérant de longues confidences. On se détache difficilement de ce regard limpide, de ces expressions simples; on sent la vie dans cette limpidité, on découvre dans cette simplicité du caractère, ou ce qui vaut mieux, le caractère propre à l'individu. C'est plus qu'une oeuvre d'art, c'est une image reflétée sur le papier par l'observation consciencieuse, avec autant de fidélité que la lumière fixe sur le nitrate d'argent l'image qu'elle éclaire.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde La Renaissance des arts à la cour de France… (1850)

Il me reste à exprimer ma conviction que Jean Clouet n'a jamais fait un seul crayon, et je serais disposé à croire que François Clouet lui-même n'a employé ce genre léger, facile, expéditif, que pour se répéter, après avoir peint à l'huile le portrait original d'après nature. Si quelque production de son habile main pouvait modifier mon opinion, ce serait, sans aucun doute, le crayon que possède M. Reiset, dont le bonheur égale la finesse du jugement. Le bonheur ! Dans les acquisitions d'objets d'art tout aussi bien que sur le champ de bataille, il ne va qu'aux forts et aux habiles.
Source : Gallica

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