Résumé

Crayons français du XVIe siècle… (1910)

Les rares crayons du Musée Condé qui appartiennent à une période plus tardive diffèrent de caractère et d'origine. Bien que catalogués ici, au nombre d'une vingtaine, à la suite des autres, ils demeurent en dehors du cadre de notre étude.
L'obscurité qui enveloppe en général, à cette époque, la vie des artistes s'étend à leurs œuvres. Malgré la célébrité de Perréal et de Jean C louet, il est impossible, quant à présent, de mettre avec certitude leur nom sur une peinture, une miniature ou un dessin. Dans toutes les attributions risquées, il entre une grande part d'hypothèse.
Source : Gallica

Crayons français du XVIe siècle… (1910)

Le créateur d'une image ne garde pas le monopole de sa création, qui sort plus ou moins déformée d'une interprétation étrangère. Le truquage est aussi en vogue. On rajeunit sans pudeur une mode surannée en changeant la forme d'un chapeau ou la coupe d'une barbe, en débarrassant une nuque d'une chevelure trop longue au gré du jour. Sous des maquillages aussi décevants, comment démêler le crayonnage initial ? Comment faire la part du peintre qui a copié la nature et celle du parasite qui déforma son ouvrage ?
Source : Gallica

Crayons français du XVIe siècle… (1910)

Que signifient ces seize autographes de la reine en tête des augustes feuilles de papier jauni, mêlés aux délicates effigies de seigneurs, de grandes dames et aussi du plus illustre des intellectuels d'antan ? Le doute n'est pas permis. Catherine, passionnée pour les tableaux et, en particulier, pour les portraitures, ne se contentait pas des peintures officielles et parachevées dont s'embellissaient ses demeures. Elle s'intéressait à la première pensée de l'artiste; le moindre croquis trouvait place dans sa collection.
Source : Gallica

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