Le sanguin, issu de la théorie des humeurs d'Hippocrate, désigne un tempérament caractérisé par la sérénité, la vivacité et une tendance à l'optimisme, selon les textes anciens. Les auteurs comme Étienne-Renaud-Augustin Serres soulignent l'importance centrale du sang dans la vie, le considérant comme le "nectar vivifiant" qui nourrit les tissus, tandis que William Harvey, dans La Circulation du sang, met l'accent sur sa circulation systémique et sa transformation au cœur.
Narcisse-Eutrope Dionne, quant à lui, explore les expressions populaires associées au sang, illustrant son rôle symbolique. Si la psychologie contemporaine, comme le souligne Hans Eysenck, relie le sanguin à la stabilité émotionnelle et à l'extroversion, elle reconnaît aussi que la personnalité découle de multiples facteurs, dépassant les catégories anciennes. Ainsi, le sanguin, bien qu'ancré dans une tradition médicale antique, demeure un concept évolutif, interprété à travers des prismes scientifiques et culturels variés.