Jean-Christian-Marc Boudin

Résumé

Jean-Christian-Marc Boudin Traité des fièvres intermittentes… (1842)

En effet, les trois grandes manifestations pathologiques qui constituent la trinité pestilentielle de notre code sanitaire sont essentiellement le produit de la spécialité du sol, et n'ont rien de commun avec la maladie qu'engendre l'encombrement des hommes; je dirai plus, elles affectent, au contraire, envers cette dernière des rapports antagonistiques, de telle sorte que là où régnent le choléra, la fièvre jaune ou la peste, l'encombrement semble éprouver plus de difficulté que dans des circonstances ordinaires à produire le typhus.
Source : Gallica

Jean-Christian-Marc Boudin Traité des fièvres intermittentes… (1842)

Si ce grand principe de pathologie générale, qui jusqu'ici n'avait été appliqué que timidement à un petit nombre d'affections, est vrai, j'ai résolu implicitement la question de la nature et du siége des maladies des marais. Dans ces dernières, l'organisme c'est l'homme, le modificateur le miasme paludéen; enfin, la modification du fluide nourricier est représentée par la diathèse sanguine spéciale que produit l'absorption du miasme des marais.
Source : Gallica

Jean-Christian-Marc Boudin Traité des fièvres intermittentes… (1842)

En d'autres termes, n'existe-t-il aucune lésion matérielle antérieure à l'altération des tissus ? C'est ce que l'observation ne permet en aucune façon d'admettre.
En effet, dans toute maladie qui n'est ni traumatique, ni provoquée par une influence morale, l'organisme a subi l'action d'une cause physique, tantôt impondérable (froid, chaleur, électricité, etc.) , tantôt pondérable, c'est-a-dire matérielle ; or, dans l'un comme dans l'autre cas, il résulte de là nécessairement une modification du fluide nourricier (2) .
Source : Gallica

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