Résumé

Léon Colin Traité des fièvres intermittentes (1870)

Telle est la Campagne romaine, cette vaste plaine qui sépare Rome des marais du littoral, qui n'offre aucune condition palustre, mais qui, insalubre jusque dans l'enceinte même de la ville, réclame pour son assainissement l'emploi de moyens tout autres que ceux qui sont réservés à la suppression des marais proprement dits.
Le fait seul du danger de mettre à nu, soit par le défrichement soit par la culture, un sol qui n'a rien produit depuis longtemps, semble indiquer tout d'abord qu'une des causes principales de ce danger, c'est le manque d'aération du sol en question.
Source : Gallica

Léon Colin Traité des fièvres intermittentes (1870)

Nous dirons plus : les accidents pernicieux sont plus communs dans la fièvre rémittente et continue que dans la fièvre périodique. Ceux qui ont été frappés de la bénignité générale de la fièvre rémittente, et qui ont voulu en faire un argument pour nier son origine palustre, ignorent combien, relativement au nombre des malades, est faible la mortalité des affections de cette dernière nature. Nous traiterons cette question avec détails au chapitre du pronostic; nous nous bornons à donner ici la preuve que la mortalité par fièvre rémittente égale ou dépasse la mortalité par fièvre intermittente.
Source : Gallica

Léon Colin Traité des fièvres intermittentes (1870)

Jamais, dit Mélier en parlant des environs de Maremmes, le pays ne fut plus prospère, et la santé générale meilleure qu'au temps où la production du sel, portée à son plus haut degré de développement, couvrait pour ainsi dire tout le pays. C'est à cette époque du plus grand développement des salines que correspond le plus haut développement de la population... L'abandon des marais salants a été le point de départ de la ruine et des maladies ; la ville de Brouage, riche et prospère autrefois, est maintenant la ruine la plus désolante à voir que l'on puisse imaginer.
Source : Gallica

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