Résumé

Adolphe Armand Traité de climatologie générale du globe… (1873)

Le 11 mars le gros temps augmente encore, et nous porte loin des îles que nous doublons au sud. La brume obscurcit l'horizon, le vent soulève en globulins les frisures des lames, et nous couvre d'une poussière d'eau entremêlée de vagues jaillissantes, sur lesquelles un rayon de soleil vient se décomposer en parcelles d'arc-en-ciel. Les albatros ont disparu, mais les satanites nous suivent encore.
Source : Gallica

Adolphe Armand Traité de climatologie générale du globe… (1873)

Si le vent de l'Asie nous vaut un voisinage réfrigérant, le foyer africain nous renvoie la chaleur; les déserts brûlants de l'immense Sahara, avec les roches arides de la Nubie et de l'Egypte, nous envoient ces ventsdu sud et du sud-est, qui rechauffent tous les rivages de l'Europe méridionale, et qui y seraient même un fléau redoutable, si les eaux de la Méditerranée ne les tempéraient à leur passage. La peste d'Athènes, selon Hippocrate, se produisit par un vent du sud, et le Sirocco apporte, jusqu'au pied des Alpes une chaleur malfaisante.
Source : Gallica

Adolphe Armand Traité de climatologie générale du globe… (1873)

Le climat de la Grèce, de tout temps si vanté, offre dans le midi de l'Europe la variété de nos saisons, mais avec des nuances différentes. L'annonce du printemps s'aperçoit dès le mois de janvier, par la floraison des amandiers, en février il tombe beaucoup de pluie, quelquefois de la neige, mais le soleil a beaucoup de force, et déjà la chaleur commence à se faire sentir; c'est en mars que le printemps est dans tout son éclat, et que les prairies se parent de mille fleurs, qui durent et se succèdent jusqu'à la fin d'avril.
Source : Gallica

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