Adolphe Armand, Lettres de l'Expédition de Chine et de Cochinchine… (1864)
“ Vers trois heures après midi, la Dryade mouillait sur la rade de Singapore, vaste échancrure plutôt que port constitué ; mais la mer y est toujours si belle, si calme que cette rade vaut le port le mieux abrité. L'atmosphère est toujours chaude, à 29 et 30°, et saturée d'humidité étant dans la zone des pluies perpétuelles, et presque sous la ligne de l'équateur; aussi des brumes moites y protégent-elles toujours un peu contre l'ardeur du soleil et donnent au paysage une teinte effacée, à travers laquelle surgissent les mâts de nombreux navires dans un lointain et vague horizon. ”
