Résumé

Adolphe Armand Lettres de l'Expédition de Chine et de Cochinchine… (1864)

Vers trois heures après midi, la Dryade mouillait sur la rade de Singapore, vaste échancrure plutôt que port constitué ; mais la mer y est toujours si belle, si calme que cette rade vaut le port le mieux abrité.
L'atmosphère est toujours chaude, à 29 et 30°, et saturée d'humidité étant dans la zone des pluies perpétuelles, et presque sous la ligne de l'équateur; aussi des brumes moites y protégent-elles toujours un peu contre l'ardeur du soleil et donnent au paysage une teinte effacée, à travers laquelle surgissent les mâts de nombreux navires dans un lointain et vague horizon.
Source : Gallica

Adolphe Armand Lettres de l'Expédition de Chine et de Cochinchine… (1864)

Par contre, si par une journée calme on voit, la Table restant découverte, le Lion qui est à la base un de ses contre-forts du côté de la mer, condenser sur sa tête et sa croupe de grosses nuées sombres, c'est signe inévitable de pluie avec vent du large venant du sud-sud-ouest.
Si la Table et le Lion restent dégarnis par un ciel pur et calme, c'est signe de beau temps ; on peut aller et sur terre et sur mer sans crainte de coup de vent ni de pluie, dans la saison d'été surtout.
Source : Gallica

Adolphe Armand Lettres de l'Expédition de Chine et de Cochinchine… (1864)

Les yeux n'ont pas perdu leur obliquité, la face a conservé ses saillies anguleuses, le teint est demeuré terne et blafard. Ce peuple garde dans l'émigration sa physionomie, son costume, ses instincts et ses mœurs.
Le quartier chinois offre un curieux détail quand le soir des lanternes en papier peint illuminent d'un bout à l'autre ses longues rues parallèles à la mer. Chaque maison semble ouverte aux regards indiscrets des passants, mais un écran posé au milieu du vestibule protège, sans gêner la circulation de l'air, les mystères de la vie domestique.
Source : Gallica

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