Edouard Corbière,
Les trois pirates (2/2)
“ Le grain se crève, éclate et tombe avec furie sur les flots soulevés. Les voiles s'amènent à bord de tous les navires; les bâtimens assaillis s'inclinent en refoulant la mer tourmentée, dans laquelle ils plongent leur proue écumeuse... «Laissons arriver, laissons arriver!» s'écrient les matelots de la Vénus, dès qu'ils sentent que la grainasse accable de tout son poids leur barque, qui n'a conservé dehors que ses huniers amenés sur le ton. Oui, laissons arriver! répète le capitaine la Lévrière, et adieu le convoi! ”
