Jean-François-Nicolas Loumyer

Résumé

Jean-François-Nicolas Loumyer Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde… (1843-1844)

Mœurs. — On peut définir l'Ottoman : un être qui prie et qui fume. A pied, à cheval, debout, couché, à bord d'un vaisseau, qu'il dorme, rêve, chante, pèche, chasse, achète, vende, écrive, raconte, lise, s'amuse, s'ennuie, étudie, le Turc n'a pas plutôt entendu la voix perçante qui jaillit des minarets, qu'aussitôt il étend son tapis, tombe à genoux et prie. Jamais à l'heure voulue il ne manque à ce devoir d'adoration et de reconnaissance.
Source : Gallica

Jean-François-Nicolas Loumyer Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde… (1843-1844)

Trop éloigné de la capitale de la France pour en suivre tous les mouvements, et privé de moyens locaux d'instruction, le Gascon n'est plus aujourd'hui qu'une façon d'ilote que Paris amuse du pamphlet d'hier et des modes de l'an passé. Il se croit sans préjugés, parce qu'il est sans religion; sans philosophie, parce qu'il est tour à tour la dupe de l'intrigue politique, des novations impossibles, des lubies, des chimères qui éclosent journellement dans le cerveau visionnaire des charlatans de notre siècle de progrès.
Source : Gallica

Jean-François-Nicolas Loumyer Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde… (1843-1844)

Une justice à rendre aux Turcs, c'est qu'au milieu de religions et de races si diverses, ce sont eux dont le caractère moral offrirait le plus de garanties. D'un naturel mou et insouciant, imbus de préjugés, ils ne sont pas sales comme les juifs, avides et fourbes comme les Grecs. Leur caractère est à la fois simple et plein de dignité. Il est vrai que les Turcs n'ont pas, comme les juifs et les chrétiens, été soumis depuis plusieurs siècles à un despotisme capricieux et barbare, à un joug avilissant, Constantinople.
Source : Gallica

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