Astrakhan

Définition et enjeux

Pierre Frédé,  Aventures lointaines : voyages… (1882)

“ Dans le lointain les coupoles, les minarets, les tours blanches, les clochetons et les dômes des églises russes badigeonnnés de bleu, de vert, de jaune, se détachant en silhouette, dans un ciel chaud et coloré, mais sans rideau et sans fond de montagnes, c'est Astrakhan, le seul port important que les Russes aient sur la Caspienne, le plus étrange et le plus curieux des marchés de l'Orient, trait d'union entre l'Asie et l'Europe, cité de cinquante et quelque mille habitants, échantillon des moeurs, des coutumes, des costumes de toutes les nations asiatiques et européennes. ”
Source : Gallica

Portrait de Nikolaï Karamzine Nikolaï Karamzine,  Histoire de l’empire de Russie…

“ Il finissait par prier le tzar de lui céder au moins Astrakhan ; mais Jean lui répondit en vainqueur : « Afin d’éviter l’effusion du sang, nous avons, jusqu’ici, tâché de contenter notre frère Devlet-Ghireï, sans pouvoir y parvenir. Ses prétentions sont insensées ! Nous n’avons aujourd’hui que la Crimée pour ennemi ; tandis que si nous cédions au khan le fruit de nos conquêtes, bientôt Kazan, Astrakhan et les Nogaïs tireraient le glaive contre nous. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Guillaume Lejean Guillaume Lejean,  La Russie et l’Angleterre dans l’Asie centrale

“ Sans doute la population tartare de Kazan et d’Astrakhan, qui est dans les mêmes conditions que les Tadjicks du Turkestan, est soumise à la conscription et a fourni à l’armée russe de Crimée des hommes tout aussi solides au feu que les purs Moscovites ; mais Kazan et Astrakhan sont conquis depuis trois siècles et ont eu le temps de se discipliner. Nul doute qu’après un pareil délai la Boukharie ne puisse fournir à l’empire de bons soldats, si toutefois il existe encore un empire russe dans trois cents ans d’ici, ce dont tout le monde n’est pas sûr, même à Saint-Pétersbourg. ”
Source : Wikisource

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