Jean-Pierre Moynet

Élements biographiques

Jean-Pierre Moynet Le Tour du monde

Sans tache dans la vie de chaque jour et terrible au milieu de la bataille, il a ouvert le chemin de la vérité à tous les peuples du Caucase, aux Tcherkesses et aux Kabardiens, comme aux Lesghes et aux Tchetchens. Sa langue répand les germes sacrés, ses yeux dissipent la nuit de l’erreur, son épée étincelante déroule les œuvres de la foi. De pays en pays il s’avance en triomphe, fécondant le champ de l’islam avec le sang impur du Moscovite. Des bords de la mer Caspienne jusqu’aux bords des Adighés, c’est lui qui fait flotter l’étendard de Mahomet.
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Jean-Pierre Moynet Le Tour du monde

Ordinairement la fête se prolonge toute la nuit.
Il nous restait à voir la bénédiction des eaux ; c’était le 6 janvier.
Le jour de la cérémonie, il fit un peu froid ; il était tombé de la neige sur les montagnes dont nous apercevions les crêtes blanchies. Cependant tous ceux qui descendaient vers la Koura étaient encore revêtus de leurs toilettes d’été. Heureuse ville où l’on voit l’hiver par sa fenêtre, mais sans le sentir ! Comme pour rendre le contraste encore plus frappant, le fleuve, qui descend des hauteurs centrales du Caucase, charriait des glaçons.
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Jean-Pierre Moynet Le Tour du monde

Nous approchons de la montagne, c’est-à-dire de l’ennemi.
Nous arrivons à la station de Soukoïposh. Les vapeurs du matin se dissipent ; derrière elles des teintes bleues, que nous prenons d’abord pour des nuages, apparaissent, prennent insensiblement des formes plus arrêtées, puis la lumière solaire arrive à nous dans toute sa puissance, et nous saluons avec émotion, devant la chaîne gigantesque du Caucase, le Kasbeck et l’Elbrouz [11] qui la dominent. Aucun dessin ne saurait donner une idée de ce magnifique panorama ; l’imagination la plus hardie est ici dépassée par la réalité.
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