Jean Mauclère, Fort-Boyard (1934)
“ Comme il était morose, ce Fort-Boyard, lourde masse de pierres dominant les eaux de son pentagone rébarbatif ! Peu d'imagination suffit pour y voir un monstre grisâtre, échoué sur un haut-fond, au milieu des flots battant sa carapace invulnérable, ou même une prison d'un autre âge, toute prête à ouvrir ses portes pour absorber sans retour les jeunes vies qui allaient se confier à elle. Jamais la fille de l'hôtelier n'avait pensé jusqu'alors que l'on pût vivre dans ces casemates ; jamais non plus la sombre bâtisse ne lui avait semblé si sombre, presque hostile. ”
