Résumé

Jean Devaines Mélanges de littérature. Tome 2 (1804)

Du moins un homme de lettres qui sait le grec, doit-il savoir ce que veut dire le mot mélopée, qui signifiait chez les Grecs l'art de composer le chant ; c'était pour ainsi dire l'art poétique du chant ; mais ce n'était pas le chant, comme M. de la Harpe parait l'avoir cru. S'il ne voulait pas chercher dans Aristide-Quintilien ce que c'était que la mélopée des Grecs , il n'avait qu'à ouvrir le dictionnaire de musique, il n'aurait pas donné le nom de mélopée à une déclamation notée; il n'aurait pas dit la mélopée de ce personnage, la mélopée de M. Gluck.
Source : Gallica

Jean Devaines Mélanges de littérature. Tome 2 (1804)

Dans un poëme où l'on ne se propose d'intéresser que par le charme de la poésie, comme dans l'ode, par exemple, on peut déployer toutes les richesses de l'imagination et de l'harmonie; non-seulement la pensée peut se parer des expressions les plus sonores, des figures les plus brillantes, des vers les plus mélodieux; mais les vers eux-mêmes, en prenant des mètres variés, en se groupant en strophes, dont la forme symétrique et régulière flatte l'oreille, repose l'esprit, et donne plus d'éclat à la pensée, les vers peuvent recevoir un nouveau genre d'harmonie.
Source : Gallica

Jean Devaines Mélanges de littérature. Tome 2 (1804)

Quand vous parlez à un artiste de pensée, de caractère et d'expression, il vous parle de ragoût, de tons argentins, de touches sales. Il semble que le même goût tende a s'introduire en musique. Ce n'est pas assez pour vous, monsieur, d'être touchant, énergique et sublime; on veut des contours coulans, des couleurs douces, des formes élégantes; on ne trouve que des cris pour applaudir des airs de ramage; enfin on propose de mettre la tragédie en ariettes , comme le marquis de Mascarille voulait mettre l'histoire romaine en madrigaux.
Source : Gallica

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