Théophile de Bionneau

Résumé

Théophile de Bionneau Mémoires pour mes fils (1875)

Le second voyage diplomatique de M. d'Eyragues fut plus attrayant et plus intéressant encore que le premier; car il le mit à même de traverser l'Europe entière pour aller saisir et étudier, dans toute la splendeur et la férocité de ses mœurs asiatiques, cet empire ottoman, tel qu'il existait encore à cette
époque, avec ses Janissaires indisciplinés et turbulents, ses procédés violents et sanguinaires, son mépris pour les Francs, mais aussi avec les splendides costumes de ses pachas, de ses officiers, de ses fonctionnaires et de toutes les classes de sa population.
Source : Gallica

Théophile de Bionneau Mémoires pour mes fils (1875)

Je vis, quelques semaines plus tard, l'entrée à Paris de M. le Comte d'Artois. L'enthousiasme fut général, immense. Il était beaucoup moins grand à l'entrée du Roi Louis XVIII. La vue de ce vieux Roi, impotent, habillé à la mode d'un autre temps, assis au fond d'une calèche, et la toilette tout anglaise de Mme la Duchesse d'Angoulême, n'étaient pas un spectacle propre à plaire au peuple de Paris. La garde impériale formait la haie sur une partie du parcours du cortège, et l'attitude froide et humiliée de ces vieux soldats n'était pas de nature non plus à exciter l'enthousiasme de la foule.
Source : Gallica

Théophile de Bionneau Mémoires pour mes fils (1875)

Tomber des hauteurs et des splendeurs de la Cour de Russie, dans la modeste insignifiance de la Cour de Copenhague, n'était rien moins que réjouissant pour un esprit laborieux et distingué, qui avait le goût des grandes affaires, et la juste ambition de les traiter un jour. Mais c'est le propre d'un esprit sage d'accepter sans défaillance et sans révolte, les accidents et les surprises qui se rencontrent nécessairement en toutes carrières, et qui sont plus nombreux et plus fréquents qu'ailleurs dans la carrière diplomatique.
Source : Gallica

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