P.-H. Mischef, La Mer Noire et les détroits de Constantinople… (1899)
“ On eût dit que la France et l'Angleterre ne faisaient, dans les circonstances présentes, que suivre le plan tracé, naguère, par un diplomate français des plus éminents. C'était le duc de Broglie, en effet, qui, au lendemain de la conclusion du célèbre traité d'Unkiar-Skéléssi, avait écrit dans une dépêche confidentielle, que le seul moyen de soustraire réellement la Turquie à l'influence prépondérante de la Russie, c'était une grande guerre européenne, dont le premier résultat serait de mettre l'Empire ottoman sous la garde, sous la garantie collective des Puissances de l'Europe. ”
