Résumé

P.-H. Mischef La Mer Noire et les détroits de Constantinople… (1899)

On eût dit que la France et l'Angleterre ne faisaient, dans les circonstances présentes, que suivre le plan tracé, naguère, par un diplomate français des plus éminents. C'était le duc de Broglie, en effet, qui, au lendemain de la conclusion du célèbre traité d'Unkiar-Skéléssi, avait écrit dans une dépêche confidentielle, que le seul moyen de soustraire réellement la Turquie à l'influence prépondérante de la Russie, c'était une grande guerre européenne, dont le premier résultat serait de mettre l'Empire ottoman sous la garde, sous la garantie collective des Puissances de l'Europe.
Source : Gallica

P.-H. Mischef La Mer Noire et les détroits de Constantinople… (1899)

En vérité la Question d'Orient n'est rien autre chose, comme l'avait si bien dit, naguère, Prokesch-Osten, « qu'une question entre la Russie et le reste de l'Eu« rope ». La Russie doit, en conséquence, compter avec l'Europe. Elle ne peut pas, pacifiquement du moins, imposer sa solution, celle qui lui convient le mieux, malgré les intérêts incontestables de l'Europe.
Ce n'est, d'ailleurs, qu'une affirmation purement gratuite que de prétendre s'annexer, d'une façon avouée ou déguisée, tout ou partie de la presqu'île des Balkans, sans porter aucune atteinte au principe de l'équilibre européen.
Source : Gallica

P.-H. Mischef La Mer Noire et les détroits de Constantinople… (1899)

Dès lors, on n'avait en vue que de supprimer, coûte que coûte, la flotte russe de la mer Noire. Et en la détruisant, on s'imaginait, sans doute, qu'on supprimait, pour toujours, le danger dont la Turquie était menacée. On assurait une sorte d'équilibre des forces, parce qu'on anéantissait les moyens d'agression. La Russie s'était vue obligée de s'incliner, de souscrire à cette restriction qui portait atteinte à sa souveraineté, à son indépendance.
Source : Gallica

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