Résumé

David Urquhart La Crise. La France devant les quatre puissances… (1840)

Certes, l'ambition la plus vaste pourrait se contenter des fruits déjà produits par le traité. Ne fût-ce que de soulever la France contre l'Angleterre, et de la préparer ainsi pour l'alliance russe, ce résultat seul vaudrait une conquête; mais elle acquiert en outre la certitude de posséder la Turquie, et de jeter pour vingt ans la guerre au milieu de l'Europe. Et tandis qu'elle met en péril l'existence de toutes les autres nations, la Russie, froide, indifférente et éloignée, n'expose rien dans une partie où le prix est l'empire du monde.
Source : Gallica

David Urquhart La Crise. La France devant les quatre puissances… (1840)

Ne pas résister au traité comme attentatoire en lui-même à ses droits, et ne pas en requérir l'abrogation, c'est abandonner la position de défense légitime, c'est donner à ses armements le caractère d'agression.
Ou bien l'acte des quatre Puissances, le traité, est dangereux pour la France, ou il ne l'est pas. S'il n'y a pas danger, le Gouvernement sacrifie les intérêts du pays par des armements sans but; s'il y a danger, il trahit ses devoirs en n'allant pas saisir et étouffer le mal, s'il ne s'attaque à sa source, et ne s'assure à luimême et à ses successeurs le droit de résister.
Source : Gallica

David Urquhart La Crise. La France devant les quatre puissances… (1840)

L'intérêt de l'Autriche est depuis longtemps le maintien de la paix. Elle seule s'est efforcée de résister à la Russie et de protéger contre elle l'Empire ottoman. Lui en imposer sur la portée réelle du traité était impossible. Il est donc évident que l'Autriche n'a cédé à un mal très-grave que parce qu'elle avait en vue d'empêcher quelque mal plus grave encore. Il faut croire que, voyant l'Angleterre et la Russie décidées à accomplir leur projet au risque même d'amener la guerre, elle a pensé rendre cette guerre impossible en laissant la France toute seule.
Source : Gallica

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