Francis-Marie Riaux

Résumé

Francis-Marie Riaux L'Égypte et la France (1870)

Bien que l'administration intérieure de l'Egypte relève du gouvernement auquel les sultans ont accordé certains priviléges déterminés, il n'en reste pas moins vrai qu'il faudra toujours en appeler, pour la protection des intérêts étrangers, au pouvoir central de l'Empire, c'est-à-dire au Sultan, parce que c'est le Sultan qui est engagé directement vis-à-vis des puissances pour la protection des intérêts européens, dans sa province d'Egypte comme dans toutes les autres provinces de son empire. Quand ces intérêts se trouvent lésés, c'est au pouvoir central que les plaintes remontent toujours.
Source : Gallica

Francis-Marie Riaux L'Égypte et la France (1870)

C'est à la Porte, de son côté, de ne pas souffrir que les prescriptions des firmans, en ce qui concerne l'armée, la marine et les emprunts, soient oubliées et mises de côté. C'est à la Porte surtout de poser des limites sérieuses au pouvoir despotique qu'Ismaïl-Pacha fait peser sur les fellahs, et de lui demander compte de l'emploi qu'il fait des trésors de l'Egypte. En un mot, c'est à la Porte de mettre en pratique, et d'exercer en fait, les droits qu'elle a énoncés dans le dernier firman du Sultan.
Source : Gallica

Francis-Marie Riaux L'Égypte et la France (1870)

Enface de ces aspirations ambitieuses, la province turque d'Egypte, véritable isthme jeté entre la Méditerranée et l'Océan indien, possède la position géographique la plus enviable, tandis que, par l'exiguïté de son territoire et de sa population, elle est et sera à jamais incapable de défendre son indépendance. Le jour où elle se séparerait de la Turquie, dont elle est une province
protégée par le principe de l'intégrité de l'Empire ottoman, elle deviendrait forcément l'objectif des grandes nations maritimes.
Source : Gallica

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