Résumé

Louis Auguste Camus Richemont De la question d'Orient et du traité de Londres du 15 juillet 1840… (1840)

Qui ne connaît les causes vivaces de rivalité et d'inimitié qui divisent l'Angleterre et la Russie ? Qui peut croire à la sincérité d'une alliance entre deux puissances qui ont de mutuelles appréhensions l'une contre l'autre, qui redoutent de se trouver en contact ou seulement de se rapprocher, et qui, toutes les deux, et dans des vues de domination exclusive, convoitent les dépouilles d'un empire en ruines qu'elles feignent de vouloir protéger parce que chacune cherche à priver l'autre de la part qu'elle désire s'attribuer.
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont De la question d'Orient et du traité de Londres du 15 juillet 1840… (1840)

C'est l'empereur de Russie qui dispose d'elle comme de chose à lui, comme il convient à ses projets. Qu'il dise ! et la révolte éclate dans les villes et dans la campagne, la mer se couvre de forbans, les bois et les montagnes fourmillent de bandits armés. La séduction, la corruption, pénètrent dans le divan, et l'intrigue s'agite au dehors pour y préparer la trahison.— Quel empire pourrait résister à l'action de tant d'éléments de destruction ! Et quel empire est plus faible, plus exténué que celui de Constantinople !
Source : Gallica

Louis Auguste Camus Richemont De la question d'Orient et du traité de Londres du 15 juillet 1840… (1840)

L'imagination s'effraye des malheurs qu'elle peut produire, des bouleversements qu'elle peut entraîner , de la commotion épouvantable qu'elle peut imprimer à toute l'Europe, à toute la terre peut-être. Un empire comme celui de Constantinople ne s'écroulerait pas sans épouvanter le monde de l'éclat de sa chute et de ses ruines. L'Egypte, l'Arabie, la Palestine, la Syrie et toute la Turquie d'Asie peuvent être réunies sous le sceptre de Méhémet-Ali et élever un nouvel empire qui surgirait redoutable d'enthousiasme et de fanatisme
Source : Gallica

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