Eugène Poujade

Résumé

Eugène Poujade Revue des Deux Mondes

En droit, la condition que la loi de 1851 faisait aux paysans n’était pas mauvaise, surtout quand le propriétaire était un vrai boyard : les maîtres les plus durs sont les boyards d’agrégation, ceux que, dans sa langue expressive, le Roumain appelle les chiocoï (les chiens couchans) ; mais ce qui était surtout le fléau du paysan, c’était le gouvernement, c’était l’administration, qui, dans les districts, s’était livrée, depuis 1843, à tous les abus et à toutes les oppressions, au point que ce n’est rien exagérer que de dire que le paysan était serf du fisc.
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Eugène Poujade Revue des Deux Mondes

Les agens et les partisans de l’Autriche firent entendre à Constantinople et dans les principautés des discours où ils insistaient sur le danger qu’il y avait à resserrer l’accord de l’Autriche et de la Russie, lorsque la première de ces puissances ne demandait pas mieux que d’être rendue à elle-même. La Porte-Ottomane jugea sans doute à propos de subir les dures conditions que l’Autriche mettait à sa neutralité dans le conflit qui se préparait entre la Turquie et la Russie, et qui s’annonçait à l’horizon comme un orage.
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Comme tout Ottoman, Omer-Pacha prévoyait depuis longtemps la possibilité et même la nécessité d’une guerre entre la Turquie et la Russie, et il était heureux d’une circonstance qui lui permettait d’étudier de près les Russes avant de les combattre, de mettre les soldats turcs en contact avec les soldats russes, et de leur inspirer peu à peu la confiance sans laquelle une armée ne peut espérer de vaincre.
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