Eugène Jouve

Résumé

Eugène Jouve Lettres sur la guerre d'Orient (1854)

C'était un pèle-mêle étourdissant de gens et de bêtes, de Turcs, de rayas, d'étrangers de toute race et de toute langue, de vendeurs d'eau, de sorbets et de gâteaux, de bachi-bozouks bizarrement accourés, de Syriens en chappe de soie rayée et enturbans à longues franges, de Persans à bonnets pointus, de fourrure noire d'Albanais en fustanelle, de Grecs, de juifs, de Bulgares, et même de nègres du Fezzan , en burnous blanc comme la neige, en turban écarlate, et les oreilles chargées de lourds anneaux d'argent.
Source : Gallica

Eugène Jouve Lettres sur la guerre d'Orient (1854)

Comme ceux de Zagra, les minarets de Kzanlik apparaissent au loin émergeant d'une vaste et splendide futaie, à l'extrémité d'un long contrefort
qui s'avance en pente douce dans la plaine. La ville, moins considérable que sa voisine, est bâtie et habitée de même par un mélange de Grecs, de Turcs et de Bulgares. Des ruisseaux d'eau vive courent dans toutes ses rues, et arrosent tous ses jardins ravissants de fraîcheur. Cette position m'a semblé une des plus belles et des plus désirables que j'aie vues en Turquie.
Source : Gallica

Eugène Jouve Lettres sur la guerre d'Orient (1854)

Il en est de ce prestige, comme de ces prétendues murailles de fer des bataillons russes, qui doivent leur réputation à une parole hyperbolique de Napoléon, sur laquelle les cent voix de la presse ont brodé les plus poétiques amplifications. Tout le monde ici, à Roustchouk, a vu ces hommes de fer inébranlables jouer des jambes aussi vite que de simples conscrits.
Pour tout homme qui veut se donner la peine de voir et de juger les faits , non les paroles, il est clair que la campagne de 1854 a mis à nu la faiblesse réelle, cachée sous les fanfaronnades, de la Russie.
Source : Gallica

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