Eugène Jouve

Élements biographiques

Eugène Jouve,  Lettres sur la guerre d'Orient (1854)

“ Comme ceux de Zagra, les minarets de Kzanlik apparaissent au loin émergeant d'une vaste et splendide futaie, à l'extrémité d'un long contrefort
qui s'avance en pente douce dans la plaine. La ville, moins considérable que sa voisine, est bâtie et habitée de même par un mélange de Grecs, de Turcs et de Bulgares. Des ruisseaux d'eau vive courent dans toutes ses rues, et arrosent tous ses jardins ravissants de fraîcheur. Cette position m'a semblé une des plus belles et des plus désirables que j'aie vues en Turquie.
”
Source : Gallica

Eugène Jouve,  Voyage à la suite des armées alliées en Turquie… (1855)

“ La foule de jeunes seigneurs partis pour la bataille comme pour la fête, le cœur content, l'esprit joyeux, est fort déconcertée de la résistance endiablée des Turcs, et surtout de la manière dont l'Europe considère cette prétendue croisade qui n'est guère plus morale que les pillages des bachi-bozouks.
On ne demanderait pas mieux que de se tirer d'embarras par une paix telle quelle, mais l'empereur de Russie s'entête à continuer la guerre. Seulement il paraît vouloir à présent la traîner en longueur, espérant tuer la Turquie par l'épuisement de ses forces mieux qu'à coups de canon.
”
Source : Gallica

Eugène Jouve,  Voyage à la suite des armées alliées en Turquie… (1855)

“ Nous combattons maintenant et toujours pour la liberté, avec les Turcs contre les Russes et les Grecs, aussi bien et mieux encore qu'il y a vingt-six ans avec les Russes et les Grecs contre les Osmanlis. Seulement, à cette dernière époque, il ne s'agissait que de sauver l'indépendance d'un petit peuple, et à présent il s'agit de sauver la liberté de toute l'Europe, celle des Grecs eux-mêmes, d'une tyrannie bien autrement savante et redoutable que celle des Turcs. Pour atteindre ce but, nous sacrifions momentanément la partie pour le tout. ”
Source : Gallica

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