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Définition et enjeux

Alexandre Ken,  Dissertations historiques, artistiques et scientifiques sur la photographie (1864)

“ Pour la photographie, dit-on, c'est le modèle qui fait son portrait lui-même. Ceci est vrai dans le sens absolu du mot, si l'on veut dire qu'une fois éclairé et posé, le modèle et l'instrument agissent seuls. Mais à qui est due la pose, à qui est due la disposition du jour ? Les traits les plus réguliers, les plus délicats seront mal rendus, enlaidis par l'épreuve, si une pose et un jour habilement disposés ne font leur image harmonieuse, si l'artiste ne sait sentir ni faire valoir leur beauté ; la figure la plus ingrate, étudiée et rendue par l'artiste, peut donner un portrait remarquable. ”
Source : Gallica

Charles Lévêque,  Les Arts du Dessin et la Science

“ En un mot, le photographe viole les lois de la perspective au nom de la beauté. De même le peintre de portraits, qui, au lieu d’imiter l’appareil photographique et de reproduire scrupuleusement tous les effets de la perspective, met dans une exacte proportion la tête, le tronc et les extrémités, quoique placés à des plans divers, de la personne qui pose devant lui, ce peintre, lui aussi, élève en sûreté de conscience les droits de l’esthétique et de la beauté au-dessus des droits de la perspective et de la géométrie. ”
Source : Wikisource

Gabriel Dupuis,  Mimiques voulues (1897)

“ Si le peintre ou le statuaire se bornent à copier
servilement dans ses ombres et ses reliefs le modèle vivant qui pose devant lui, s’il est incapable d’écarter d’un visage la raideur que crée le seul fait de poser pour en dégager cette mimique qui, fréquemment répétée, demeure en traits persistants sur une physionomie au repos et caractérise son aspect habituel et son état d’âme dominant, son oeuvre ne sera jamais puissante et pourra être comparée à une bonne photographie.
”
Source : Gallica

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