Résumé

Louis Vitet,  Revue des Deux Mondes

“ LE ROI. Lui, comme tant d’autres !... Vous le savez très bien, ma belle.
LA REINE. Je sais que vous êtes un fou.
LE ROI. Soit ; mais, voyez-vous, notre oncle de Lorraine a là-dessus des idées... qui font peur.
LA REINE. Mon oncle !... Que dit-il donc ?
LE ROI. Dame ! s’il faut l’en croire, les femmes qui donnent de l’amour à tous ceux qui les voient se dispensent rarement d’en prendre.
LA REINE. Eh ! qu’en sait-il notre oncle, un cardinal !
LE ROI. Il a l’air de s’y connaître... et, s’il dit vrai, ce mécréant de Condé n’est pas trop malheureux, ma foi !... toutes les femmes en raffolent.
”
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Louis Vitet,  Revue des Deux Mondes

“ LA REINE, saluant la reine-mère et le duc. Ma mère, et vous, mon oncle, adieu ! (Elle sort, suivie de miss Seyton.)
Scène XIII.
LA REINE-MÈRE, LE DUC DE GUISE.
LA REINE-MÈRE. Vous n’êtes donc point de cette chasse, monsieur le duc ?
LE DUC DE GUISE. Non, madame ; je laisse au roi de Navarre un plaisir sans mélange.
LA REINE-MÈRE. Le roi de Navarre ? Il ira, vous croyez ?... Je m’en étonne.
LE DUC DE GUISE. Et moi aussi ; mais le roi est si bon !
LA REINE-MÈRE. Ce qui m’étonne, ce n’est pas qu’on le prie, c’est qu’il accepte.
”
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Louis Vitet,  Revue des Deux Mondes

“ Je n’entends pas que MM. les princes se fassent Guise à leur tour. Je ne veux pas qu’on me joue une seconde fois. Point de sottes prétentions, ou je serai sans pitié. Dites-le-lui, chancelier, et vertement.
LE CHANCELIER. Soyez persuadée, madame, qu’au fond de l’ame il n’a pas la pensée de faire valoir ses droits.
LA REINE-MÈRE. Ses droits ! voilà un mot que je ne puis souffrir. C’est un rêve que ces droits des princes du sang ! Je comprends qu’on exclue les femmes de la couronne, mais de la régence, à quoi bon ? Ce n’est pas là l’esprit de vos lois, chancelier.
”
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