Résumé

Karl Robert Traité pratique de la gravure à l'eau-forte… (1891)

L'eau-forte est l'œuvre du démon et de la retouche. Le primesaut, le premier coup, la vivacité, le diable au corps de la verve et de la main, il faut avoir toutes ces grâces, être plein du Dieu. et de patience. Gabriel était l'homme de ce procédé libre, courant, volant, rempli de caprice et d'imprévu, avec sa cuisine empoignante, avec ses mystères de chimie, avec les surprises ou les déceptions de la morsure, avec les dégoûts et les reprises de goût pour une planche qu'on jette et qu'on reprend dix fois.
Source : Gallica

Karl Robert Traité pratique de la gravure à l'eau-forte… (1891)

Fidèle à la touche picturale du peintre, Chauvel conserve une indépendance, une personnalité de graveur qui font de ses œuvres de véritables originaux empreints d'un caractère très particulier, d'un style qui touche de très près la gravure au burin, dépassant celle-ci de beaucoup, à notre avis, par le charme des modelés, le fondu des teintes, la poésie enfin, que le burin, confiné dans la rigidité de sa taille, ne saurait rendre, quelque habile que soit d'ailleurs la main qui le tient.
Source : Gallica

Karl Robert Traité pratique de la gravure à l'eau-forte… (1891)

Mieux vaut cent fois recommencer entièrement la préparation de la planche dont dépend toute la conduite du travail durant lequel vous auriez constamment à regretter l'insuffisance de la préparation, exactement comme un peintre ayant commencé une aquarelle sur un papier défectueux. Sans doute, un artiste de talent et expérimenté peut toujours s'en tirer, mais c'est au prix d'un surcroît de travail et d'un agacement fort nuisibles au résultat artistique.
Source : Gallica

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