épreuve (gravure)

Définition et enjeux

Louis Emmanuel Brossard,  Le Correcteur typographe

“ De manière générale, il n’est pas coutume, non plus, d’intercaler, dans les placards, les figures destinées à illustrer le texte ; on se contente d’épingler sur les marges, à l’endroit voulu, une épreuve de la gravure ; plus simplement même, on se borne fréquemment à adresser à l’auteur une épreuve générale de tous les clichés à utiliser : l’auteur indique à l’aide de cette épreuve, ou du fumé du graveur, l’emplacement qu’il désire voir occuper par chaque figure. ”
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Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde,  Revue des Deux Mondes

“ En dépit de la plus judicieuse dissertation sur l’excellence de la gravure, une épreuve héliographique gardera aux yeux de beaucoup de gens toute son autorité et son prestige : mise en regard d’une estampe comme l’Hémicycle, elle laissera voir clairement ce qu’il y a d’insuffisant et de faux pour ainsi dire au fond des vérités brutes que formule le daguerréotype. Il en est ainsi dans tous les arts; c’est aux praticiens surtout qu’il appartient de nous convertir. ”
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Mme Rouget de Lisle,  Académie des dames ; livre des beaux-arts que l'on peut apprendre aisément sans maître… (1848)

“ On charge comme à l'ordinaire avec des couleurs vitrifiables la planche gravée dont on veut avoir des épreuves; on tire une épreuve sur papier dit joseph, on pose cette épreuve encore fraîche sur la feuille de gélatine, et l'on décalque la gravure avec une roulette ou un tampon de feutre. Si l'on veut avoir une épreuve de la grandeur de la gravure, on pose immédiatement la feuille de gélatine sur la pièce de poterié vernissée dont la surface a reçu la mixtion (1) , et on opère le décalquage par simple pression a la main ou a la roulette. ”
Source : Gallica

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