“ Conduits par une idée analogue, beaucoup d’artistes ont eu recours au daguerréotype pour redresser les erreurs de l’œil : je soutiendrai avec eux, et peut-être contre l’opinion des critiques de la méthode d’enseignement par le calque à la vitre ou par la gaze, que l’étude du daguerréotype, si elle est bien comprise, peut à elle seule remédier aux lacunes de l’enseignement ; mais il faut déjà une grande expérience pour s’en aider convenablement. Le daguerréotype est plus que le calque, il est le miroir de l’objet ”
Daguerreotype
Définition et enjeux
Le daguerreotype, procédé photographique historique, consiste à enregistrer une image positive directe sur une plaque de cuivre recouverte d'argent, révélant une originalité technique et artistique. Ce procédé, développé par Louis Daguerre, a suscité des réflexions diverses : la Revue des Deux Mondes le compare à un « miroir de l’objet », tandis que la Société littéraire et scientifique de Castres souligne sa capacité à reproduire les détails naturels avec une « identité mathématique ».
Gaston Tissandier évoque l'enthousiasme populaire entourant cette innovation, et Jules Janin met en avant l'obstination de Daguerre pour affiner sa méthode. Ces approches, mêlant science et beauté, illustrent le rôle du daguerreotype comme lien entre la rigueur technique et la représentation humaine.
Citations sur “daguerreotype”
Société littéraire et scientifique de Castres, Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres
“ Le daguerréotype, au contraire, opère mathématiquement ; il produit l’identité de la forme, il représente son modèle jusque dans les détails les plus intimes, dans les traits les moins sensibles. La nature entière obéit à son objectif, et tout ce qu’elle renferme peut venir docilement graver son image, en quelques secondes, sur le cuivre, le verre, ou le papier. ”
Gaston Tissandier,
Les merveilles de la photographie
(1874)
“ Les opticiens font quelques essais et affichent à leur montre des chambres noires et des réactifs propres à faire du daguerréotype. On se précipite partout chez eux, on se dispute ces appareils que chacun veut expérimenter, et tout Paris est pris de la fièvre du daguerréotype. Les artistes sont saisis d'étonnement et d'admiration : Paul Delaroche a vu Daguerre, il lui a arraché des mains une plaque impressionnée par la lumière. ”
