Résumé

Dimitrie Drăghicescu La réalité de l'esprit : essais de sociologie subjective (1928)

Dieu chassa l'homme de l'inconscience, c'est-à-dire du paradis, et le condamna aux douleurs perpétuelles des travaux forcés, c'est-à-dire du travail. La béatitude, l'inconscience et l'immortalité de l'homme firent place à la conscience, corollaire fatal de la douleur, du travail forcé et de la mort. C'est donc un acte défendu, un ordre désobéi qui déchaîna dans l'espèce humaine la douleur, la nécessité de travailler et, par surcroît, la conscience de soi. Selon l'intuition chrétienne, l'homme n'est devenu conscient que pour avoir mordu du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
Source : Gallica

Dimitrie Drăghicescu La réalité de l'esprit : essais de sociologie subjective (1928)

« Et cela non seulement chez l'individu, mais encore dans l'existence sociale et le travail en commun. »
Certes, la connaissance est une simple association d'impressions isolées, un simple processus. Mais un abîme sépare toujours, de ce processus, la pensée qui s'associe toujours chez l'homme, au même processus d'associations. En s'orientant vers la pensée, l'homme se délivre du monde qui l'environne et se révèle, par cela, supérieur. Son âme témoigne par là d'une autonomie intérieure.
Source : Gallica

Dimitrie Drăghicescu La réalité de l'esprit : essais de sociologie subjective (1928)

La puissance de l'homme n'est pas une parcelle soustraite à la puissance divine, mais une révélation et une confirmation de cette puissance. Ce fut un égarement de l'esprit religieux d'exiger de l'homme, comme preuve suprême de son amour pour Dieu, une indifférence profonde pour ses semblables. Tout amour d'homme à homme et les relations d'homme à homme sont basés sur le rapport à la vie universelle, sur l'amour pour Dieu. C'est ainsi que se crée une organisation de l'humanité en une communauté intérieure, une participation des destinées particulières aux destinées de l'ensemble.
Source : Gallica

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