Raoul de Navery

Élements biographiques

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery,  Souvenirs du pensionnat. Drames et mystères dédiés aux élèves des maisons du Sacré-Coeur… (1857)

“ CLÉON, le frappant.
Tiens, honnête porcher.
ZORACH.
Il ne pourra survivre.
(Ils s'éloignent.) NATHANIE , seul.
Est-ce assez de douleur, de honte, de mépris ? Désormais plus de pleurs, de retards et de cris, N'attendons que du ciel le secours que j'espère. Combien de serviteurs sous le toit de mon père Vivent dans l'abondance, et mai je meurs de faim... J'ai perdu tous mes droits à mon heureux destin ; Mais je peux le servir ainsi qu'un mercenaire. Oui, je me lèverai, j'irai trouver mon père ! Soutenez-moi, Seigneur, dans ce dernier effort ! Qu'un regard adoucisse ou ma vie ou ma mort.
”
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery,  Les voyages de Camoens (1880)

“ Tu as mendié ! fit Camoens avec éclat ; tu as mendié ! J'ai mangé le pain de l'aumône, moi ! moi !
– Grâce ! murmura Antonio.
– Est-ce assez ? mon Dieu ! est-ce assez ? demanda le poète en élevant ses mains amaigries vers le ciel. Après avoir subi l'emprisonnement et l'exil, j'ai subi la charité de mes compatriotes. Le Prince des poètes, comme m'appelait don Sébastien, a vécu des aumônes que lui rapportait son esclave.
Puis, tombant agenouillé près du lit d'Antonio :
– Ami incomparable ! ô mon frère ! en retour de tant de dévouement, ton maître ne peut que te bénir.
”
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery,  Les robinsons de Paris (1879)

“ Venez aussi près de moi, à côté de Paul, chers petits Bretons, à qui je dois d'avoir retrouvé mon fils... Si vous n'aviez pas sauvé mon chien jadis, je serais peut-être mort de misère sur la route ; si dans votre charité vous n'aviez pas jadis donné à Paul vos soins, un souper et une part de votre coeur, je ne l'eusse pas retrouvé aujourd'hui. Le désir de le revoir, vous a poussés dans la baraque de Mucidor ; resté à vous attendre, j'ai entendu le cri de Paul, et ce cri je l'ai reconnu. Dieu double la finesse des sens du toucher et de l'ouïe pour les malheureux qu'il prive de la vue. ”
Source : Gallica

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